Quelques news 2010.

janvier 20th, 2010

La motivation “post” Templiers a été bien difficile à retrouver. Après une bonne grippe,fin novembre, qui m’ a obligé à couper une semaine de plus, puis quinze jours de travaux dans la maison à refaire plafond, peinture… tant que les objectifs sont loin, et enfin les vacances de Noël des filles, il était temps de se remettre au boulot ( au risque de “s’embourgeoiser” comme m’a dit le coach).

Depuis trois semaines, le nombre de sorties et le kilométrage hebdomadaire rythmes mes semaines de boulot malgré des conditions météo relativement dures. vma courtes, vma longues, séance de côtes, sorties trail, tout y passe déjà. La bonne condition physique est revenue. L’accumulation des sorties se passe bien. Seul petit “bémol”, la vitesse sur les vma courtes!!!! Vive le trail et la longue préparation des Templiers fin 2009. C’est plus ça, et ces petites séances courtes mais rapides me “mettent sur le carreau”… Il faudra plus de temps pour revoir les chronos d’avant trail.

Côté courses et objectifs, la saison de cross va être très courte avec un unique cross le week-end prochain et les départementaux de cross FFA sur 8800m. Un seul cross car le premier trail se profile avec la première manche du TTN 2010 et le Gruissan Phoebus Trail sur 50 kms. Pourquoi ce trail de début de saison? Tout simplement parce que je vais m’en servir pour faire un test et peaufiner ma forme en vue de l’Objectif de ce début d’année avec un grand O, l’ Echo Trail de Paris sur 80 kms.

Oui, cette course, ce “défi” sur 80 kms avec un parcours roulant, a vraiment réussi à me motiver en ces temps difficiles. J’irais à Gruissan en espérant être performant, mais je souhaite vraiment être bien pour le 20 mars à Paris, et c’est en ce sens que j’ai demandé à Jean-luc de me faire un plan sur cet objectif là.

Bon entraînement à tous, et à bientôt pour la fin du planning 2010.

Semaine de reprise.

novembre 23rd, 2009

D’habitude, ce genre de photo, ce sont des cartes postales, là, c’était devant nos yeux. Et la brûlure du soleil sur nos épaules, ma peau s’en souvient encore.

Bref, les vacances de réves se sont super bien passés. Une semaine cela passe toujours très vite. Nous sommes rentrés tout bronzés, et avec un léger surpoids.

Oui, j’avais dit à JLB, que j’en profiterai pour courir. Mais aprés deux jours avec coctails et restaurants en formule tout compris, les basckets (que j’avais pourtant prises) n’ont plus bougé de la chambre d’hôtel. Depuis les Templiers, trois semaines se sont écoulées et …. 4 kgs en plus!!!

JLB, lui n’a pas oublié sont “petit poulain”. En rentrant, je trouve sur ma boîte mail, le contenu des trois semaines à venir. Je m’aperçois très vite que je me suis mis un challenge suplémentaire. Voici, sur le même principe le contenu de cette semaine. Le but étant de retrouver sur deux mois, un maximum de ma VMA perdue, avec participation à trois ou quatre cross. Le premier étant peux etre le cross de Volvic (63) le 29 Novembre comme l’an dernier.

L.16 - 50′ de footing + lignes droites - 1 Heure 02′ de footing (Footing à 4′02″, puls très haute, moy 141, pas bien) 15.4 kms

M.17 - 30′ + 2x 10′(30″/30″) - 20′ + 8x 600m en 2′05 + 10′ ( Je donne un coup de main à un pote en fin de prépa pour le marathon de la rochelle. De toute façon, le 30″/30″ seul, aurait été aussi dur tout seul ,voir plus. Je suis quasi au taquet sur 3′20 au km!!! ça promet. 14.8 kms

M.18 - 1 Heure de footing - 1 Heure 09′ de footing - Footing le soir, nuit, sur la route sans lampe. Je m’éloigne un peu trop, et rentre un peu à la rue D+225, moy 136, 4′05 au km, 16.9 kms

J.19 - 25′ + 8x 2′ côte % moyen tr desc trot - 26′ + 8x 2′ côte + 12′ - Je prends une côte trop dur à 8.5% de 450m. Séance déjà très dur. D+480m, 16.2 kms

V.20 - Repos - AMAZONIA, 1h30′ de salle de gym (j’y reviendrais, une nouveautée pour 2010!!)

S.21 - 30′ + 8x 1000m tr 1′30 de 3′15 à 3′10 - 30′ + 8x 1000m tr 1′30 (240m trot) + 12′ - 3′10″7 - 3′09″0 - 3′09″7 - 3′10″2 - 3′07″1 - 3′08″7 - 3″07″1 - 3′08″0. Content, je ne pensais sortir cette séance aussi tôt, même si en cadet j’allais largement plus vite sans forcer!!! 20.8 kms puls max 166 un record!

D.22 - 1 Heure 15′ de footing - 1 Heure 15′ de footing - footing en nature avec une succession de côtes courtes. Bonne allure 4′10 D+350m, fcmoy 133, 18 kms.

Bilan de la semaine: rien à voir entre l’état de forme du lundi au dimanche. 102.1 kms pour 7 sorties (avec 1h30′ de renforecements en salle) pour 8h39 d’éffort.

 

Elle n'est pas belle la vie!

Comité de soutien aux Templiers

novembre 18th, 2009
J’ai appris comme beaucoup d’autres dés le lendemain de ma victoire ce changement de lieu de départ et d’arrivée des Templiers 2010 de Nant à Millau. Sur le coup je ne peux pas dire que je n’ai pas été déçu. Je me serai bien vu, revenir en tant que vainqueur sortant, dans ce si beau petit village de Nant.
Mais comme bien souvent, il ne faut pas réagir à chaud!
Ma reconversion dans le trail est encore bien récente, tout juste trois ans. Ce qui m’a fait venir à cette discipline, c’est quand je lisais VO2 et que je voyais ces récits de courses, ces coureurs illuminés de bonheur avec une couronne de lauriers autour du coup. Le trail- les Templiers, les Templiers- le trail, pour moi c’est un peu la même chose.
Mais quoi qu’on en pense, en tant que coureur,  peux t-on s’approprier une course par le simple fait d’avoir payé un dossard?
Odile et Gilles, que je connais bien pour avoir fait toutes leurs courses depuis deux saisons, sont des gens formidables. Ils  aiment comme moi la course à pied sous toutes ces formes ( route - cross - piste ), nous font vivre de part leur passion et leur métier aussi, des championnats que notre niveau de pratiquant ne nous permet pas de disputer ( dernier en date es championnats du monde sur piste à Berlin).
En préambule de la course des Templiers cette année, bien avant que la “porte” de la victoire ne s’ouvre, je disais combien, nous tous coureurs, avions la chance de vivre des moments aussi fabuleux grâce à cette course: que ce soit dans la préparation pendant des mois, jusqu’au jour de la course, et enfin dans les souvenirs qu’elle engendrera….
Alors oui, je vous soutiens, comme vous soutiennent aussi Thomas LORBLANCHET, Gilles GUICHARD, Romuald DE PAEPE,  Damien VIERDET, Emmanuel GAULT, Thomas SAINTGIRONS, Christophe MALARDE….
. Je vous soutiens de tout coeur et j’ invite les lecteurs de ce blog et de ce post à vous soutenir avec un petit commentaire. Cette course c’est la votre, vos aspirations sont plus que saines, vous êtes avec vos bénévols des gens formidables. Gilles va nous tracer un nouveau parcours de fou, c’est certain,  et dans quelques années, les St Guiral, Dourbies, Suquet, Tréves et autres seront remplacés dans nos paroles par d’autres lieux tout aussi beaux j’en suis sûr. Et une nouvelle histoire, une nouvelle légende des Templiers sera née. J’en suis sûr. Je vous fais confiance. Je vous soutiends et j’y serais!!!!!!
 

République Dominicaine

novembre 6th, 2009

Le 1er août dernier, avec Christine nous nous sommes dit “oui” très simplement dans notre petite commune de Nespouls en corrèze. Pour être franc, à la question posée par monsieur le maire, Christine en pleine conversation avec sa témoin, à marquer un temps d’hésitation avant de dire le “oui” tant attendu  par toute notre petite assemblée…. et surtout moi!!!

Dès le 2 août, avec Gilles à la maison, je reprenais l’entraînement avec en point de mire les Templiers. Avant le choix de la destination, ma femme m’imposera avant tout des vacances sans course à pied. Il a donc fallu attendre fin Octobre, puis la fin des vacances scolaire pour pouvoir décoller pour quelques jours en direction de Bayahibe, au sud de la république Dominicaine.

Pour être franc, au moment de faire mon sac, je ne garantie pas de cacher juste une petite paire de basket, accompagnée d’un petit short, pour m’adonner discrètement à mon sport favori.

A dans quelques jours tout bronzés…

Je vous laisse avec 3 articles, contenant à eux trois l’intégralité au jour le jour de cette préparation. Bonne lecture pour ceux que cela interresse.

Le ptit.

PS: le surnom donné à ma femme par le coach, est “la mère”. N’est-ce pas Romu!

Plan Templiers 2009- Octobre

novembre 6th, 2009

La touche du coach...!

C’est début Octobre. Nous sommes à trois semaines des Templiers. On commence à compter les jours. Ce qui paraissait bien loin est finalement maintenant si près. Il ne reste plus qu’une petite dizaine de jours à bosser. Après, il sera urgent de laisser la place à du repos, et ce n’est pas toujours forcement plus facile.
Nous partons avec JLB seuls le vendredi matin à 7h00. Pour nous c’est 3h30’ de route pour le petit village de Nant. Objectif, un footing en fin de matinée afin de «  doubler » dès le premier jour. La voiture est bondée, un grand espace quand même, avec sur le dessus, nos VTT. Christine nous rejoindra après sa journée de boulot avec un coureur triathlète de Brive qui lui prépare le grand raid de la réunion (objectif juste le finir, coureur 40’ aux 10 Kms). De même, nous irons chercher ce jour là, Romuald DE PAEPE, en provenance de la région parisienne, mon dauphin à la côte d’Opale. Romu, avec qui j’ai juste parlé une petite heure au podium la haut. Il est  au courant de mon projet de stage et il m’a gentiment demandé de se joindre à nous. On ne se connaît pas plus. Est-ce que cela va le faire? Certains se posent des questions sur l’esprit trail. Pour moi, le voilà. Nous sommes potentiellement concurrents. J’irai le chercher à son train et nous nous entraînerons ensemble le samedi et le dimanche.

STAGE A NANT.

V.02 -  am:1 Heure de footing  - 1 Heure 11’ de footing trail avec JLB (15.1 Kms + 400m)

V.02 - pm: 30’ + 3x 15’ côte tr descente + 15’ - 30’ + 3x 18’ tr 13’ + 15’ (24.6 Kms + 1185m 2h15’) La seule chose que j’ai imposé à JLB, cette séance. Pour le reste il fait ce qu’il veut. Deux ans de suite que j’explose à Dourbies, dans cette désormais célèbre montée du Suquet ( 2.75 Kms +375m). Je suis bien décidé à la dompter. Je l’ai monté  3 fois 18’16 - 18’37 - 19’10.  Première journée (39.7 Kms + 1585m)

S.03 - am: 2 Heures 30’ de footing trail - 3 Heures de footing trail (30.1 Kms + 1480m) Il était prévu de faire Sauclière - Dourbies avec Régis et Romu. Dourbies atteint en 2h20’, je ne dis rien à personne et monte le Suquet en 18’11 (ça va bien finir par payer!!) Sortie fc moy: 120 puls.

S.03 - pm: 1 Heure 30’ de VTT - 1 Heure 30’ de VTT ( sur route avec  Romu, St jean des bruels - Nant - Cantobre - St Sulpice - Tréves - route de Dourbies - St Jean). Super jambes, sans forcer. Cool.

D.04 - 5 Heures de footing trail - 5 Heures 2’ de footing trail (44.6 Kms +2085m) On part d’en dessous de Dourbies (petit pont de bois) arrivée prévue à Nant avec Regis et Romu. Christine et JLB nous font les ravitaillements comme pour le jour J, ou nous prenons notre temps sans arrêter la montre. Je monte le Suquet en 18’35 «  à froid » (le mec qui n’est pas têtu). On se perd un peu  pour remonter sur le Chaos. Un chasseur nous guide de son rocher au loin. Je fais des aller retour entre Romu et Régis. En 4h20’ à Nant, je finis seul sur une piste remontant au Roc Nantais. Je n’ai plus d’eau ni rien d’autre et finis dans le dur, pas loin d’une petite hypo. Sortie fc moy 121 pulse.  Fin d’après midi Christine, Régis et Romu rentrent, nous restons seul avec JLB pour le 4 éme jour. Dans la sortie nous doublons é coureurs dans la descente sur Tréves. Ils nous disent que Tomtom et 3 autres coureurs les ont doublé il y a 20′. (Incroyable, non?!!)

L.05 - 2 Heures de footing trail - 2 Heures 6’  de footing trail (20.5 Kms +1025m) Je décide de refaire la portion Tréves - Cantobre. JLB m’attends là bas. J’atteint Cantobre en 1h20’ malgré un début difficile à froid avec la montée sur le causse noir. Je poursuis donc jusqu’à Nant. Dernier jour, je peux casser de la fibre et fais les descentes de Cantobre, et du Roc Nantais à fond, au cas ou pour prendre des automatisme. Je me régale et suis à Nant en 2h6’. Sortie fc moy 125.
Bilan du stage 4 jours: 15h04 de sport 137.3 Kms (hors vélo) + 6175m

Semaine du 05 au 11 Octobre

L.05  - Voir au dessus.

M.06 - 1 Heure de footing  - 1 Heure 5’  de footing  (15.1 Kms) Difficile, jambes lourdes.

M.07 - REPOS - REPOS

J.08 - 30’ + 2x 15’(30’’/30’’) + 15’ - 30’ + 2x 15’(30’’/30’’) + 15’ (1h17’- 19.5 Kms) Très bien, repos hier efficace.

V.09 - 1 Heure de footing - 1 Heure de footing, fin active (15.2 Kms)

S.10 - am:50’ de footing + lignes - 1 Heure de footing + 10 lignes (17.5 Kms)

S.10 - pm: 2 Heures 30’ de vélo - 2 Heures 47’ de vélo (85 Kms - +340m)

D.11 - 2 Heures 30’ de footing trail -  2 Heures 45’ de footing trail  (36.5 Kms - +910m) Côtes  à la fin.

Bilan 12h12’ -  124.2 Kms - +1245m

Semaine du 12 au 18 Octobre

L.12 - REPOS - REPOS

M.13 - 30’ + 3x 8’ côte + 15’ - 30’ + 4x 7’ côte tr 5’ + 15’ (21.4 Kms + 755m) Je monte la même côte que le 24/09 30’’ plus vite en forçant moins!!

M.14 - 45’ de footing - 51’ de footing (12.6 Kms)

J.15 - 40’ + 10’(30’’/30’’) + 10’ - 40’ + 10’(30’’/30’’) + 10’ (15.2 Kms)

V.16 - REPOS - REPOS

S.18 - 1h30’ à 2h de vélo - 2 Heures 5’ de vélo seul (60 Kms - +765m)

D.19 - 1 Heure 10’ de footing en nature - 1 Heure 10’ de footing (16.8 Kms)

Bilan 6h44’ - 65.3 Kms - + 1000m

Semaine du 20 au 27 Octobre

L.20 - REPOS - REPOS

M.21 - 35’ + 5’(30’’/30’’) + 5’ - 35’ + 5’(30’’/30’’) + 5’ (11 Kms)

M22 - REPOS - REPOS

J.23 - 30’ de footing - 30’ de footing (7.7 Kms)

V.24 - REPOS - REPOS

S.25 - 20’de footing +3 lignes - 20’ de footing + 3 lignes (5.4 Kms)

D.26 - TEMPLIERS

Plan Templiers 2009 - Septembre

novembre 6th, 2009

Là déjà, on rentre plus dans le vif du sujet. Juste une course prévue comme telle en milieu de mois. Elle va me conduire à alleger quelques jours. Puis ce sera le dernier gros travail avec un stage à Nant début Octobre. Ce mois sera dur. J’ai beaucoup de clients à livrer avec cette rentrée, un temps relativement chaud et encore des vacanciers. La fin du mois, je serais dans le dur!

Semaine du 31 au 06 Sept

L.31 - 1 Heure de footing - 1 Heure 4′ de footing 15 km/h + 40′ vélo + 11′ footing (18.7 kms + vélo)

M.01 - 30′ + 15x 300m 53″ tr 100m -  30′ + 15x 300m en 51″/52″ +16′ -Le soir 45′ de footing (29.1 kms)

M.02 - 1 Heure 30′ vélo route - 1 Heure 33′ vélo route (44.74 kms +620m 28.2 moy)

J.03 - 1 Heure 30′ (inclure 3x 10′ vite) en nature - 1 Heure 30′ dont 3x 10′ vite trail (22.8 kms)

V.04 - REPOS - 1 Heure 2′ de footing + 4 lignes - Le soir 10 kms Allassac en 33′57 (29.4 kms)

S.05 - 1 Heure de footing  leger  (14 kms)l’aprés midi 3h40′ de vélo route (100 kms + 1050m). .

D.06 -  2 Heure 15′ de rando trail - 2 Heure 22′ de footing trail ( 30 kms - +765m)

Bilan - 16h13′ de sport - 144 kms - +1290m

Semaine du 07 au 13 Sept

L.07 - 1 Heure de footing - 1 Heure 7′ de footing (16.4 kms)

M.08 - 30′ + 10′(35″/25″) + 10′ - 30′ + 10′(35″/25″) + 10′ (13.7 kms)

M.09 - REPOS - REPOS

J.10 - 40′ de footing - 40′ de footing (10.1 kms)

V.11 - REPOS - REPOS (Voyage Brive/Calais voiture)

S.12 - 30′ de footing - 1 Heure 4′ de footing dont 3 lignes (Footing avec Gilles et Thierry ICART sur les 14 derniers kms du parcours de demain)

D.13 - Trail COTE d’OPALE  55 kms - Vainqueur en 3h45′ ( Je gagne avec beaucoup moins de fatigue à l’arrivée, ce qui est le plus important en vue de l’objectif majeur). Voyage retour, arrivée 2h du mat!

Bilan - 7h35′ de sport - 109.7 kms - +1200m

Semaine du 14 au 20 Sept

L.14 - 40′ de footing (décrassage) - 50′ de footing (11.5 kms)

M.15 - REPOS - REPOS

M.16 - 1 Heure de footing - 1 Heure 5′ de footing ( 15.8 kms)

J.17 - Midi 1 Heure de footing Soir 1H30′ vélo - Midi 1 Heure 5′ de footing (15.5 kms) Soir 2h de vélo (60 kms + 650m)

V.18 - REPOS - REPOS

S.19  - Week-end Trail  Argentat - 2 épreuves prologue de 21.6 km en 1h35′ le matin. Puis la nuit une nocturne de 12 kms en 51′ (42.8 kms +1265m)

D.20 - Week-end trail Spéciale -  Spéciale difficile de 32 kms + 1200m 1er en 2h 41′

Bilan - 10h58′ de sport - 117.2 kms - + 2565m

Semaine du 21 au 27 Spet

L.21 - 1 Heure de footing + lignes - 1 Heure de footing + 10 lignes (16.8 kms)

M.22 - 30′ + 2x (10x 200m) en 33″ tr 100m/2′ - 30′ + 2x (10x 200m) + 15′ - Séance ou je suis à la ramasse. Il fait très chaud, pas de jus. Tout juste en 34″5 - 34″. (17.9 kms)

M.23 - Midi 1 Heure de footing  Soir 1h30′ vélo - Séance enchainé, d’abord 1h31′ vélo (42.5 kms/+1065m) puis 1h10′ footing (16.1 kms + 260m). Encore une journée ou a fin est dur. Je ne suis pas triathléte, l’enchaînement me fait mal aux jambes, mais c’est le but rechercher!!

J.24 - 30′ + 30′enchainement côte/descente + 15′ - 30′ + 6 côtes de 800m à 18% en 6′15 + 15′ Au final 48′ d’enchaînement (18.8 kms + 800m) Je finis cuit!

V.25 - REPOS - REPOS

S.26 - 45′ de footing - 1 Heure 5′ de footing (16 kms)

D.27 - 1h30′ VTT/Semi marathon / 1h30′ dénivellé - 1h30′ VTT à 7h45′ cool. Je me change en 5′, foulées MLK à lissac, semi marathon autour d’un lac sur chemin valloné. Je gagne en 1h17′. Dés l’arrivée 1h30′ de denivellé (7 côtes de 5 à 8′, gros % sur la fatigue. Je finis cramé complet dans un état de fatigue extréme….en pleure!!! Total course 41.5 kms +880m

Bilan - 12h19′ de sport - 127.1 kms - + 2100m

Semaine du 28 au 01 Oct

L.28 - 50′ de footing - 1 Heure 3′ de footing (15.2 kms)

M.29 - 30′ + 10x 500m en 1′30″ tr 200m  - 30′ + 10x 1′30″ tr 1′ + 16′ - Comme on part en stage avec JLB vendredi pour faire du gros travail, je lui demande l’autorisation de remplacer la piste par du travail en nature pour moins souffrir et mieux aborder la fin de semaine. (17.2 kms)

M.30 - REPOS  - REPOS

J.01 - 1 Heure de footing + lignes - 1 Heure de footing + lignes ( 17 kms) Mieux aujourd’hui, trois jours que je léve le pied. Départ demain matin avec JLB 7h00 direction Nant pour 4 jours d’intensif. La dernière pierre. Je ne connais pas volontairement le contenu. Une première dans ma carrière de prendre 2 jours de congé et louer un chalet, juste pour se preparer pour une épreuve.

A suivre donc, Octobre avec ce stage….

Plan Templiers 2009 - Aout

novembre 5th, 2009

Qu’est-ce qui c’est donc passé entre des Templiers 2008 et 2009? Si j’ai remporté quelques trails depuis deux saisons, je restais sur trois courses en semi échec, voir échec total (Serre-chavalier) sur des courses dépassant les 50 kms. Cepandant, y compris dans ces mauvaises courses, et un moral qu’il a fallu regagner au fil des jours, j’y ai puisé des enseignements et des expériences qui m’auront aidé au bout du compte.

Si je suis le coureur, il a aussi fallu qu’avec JLB, l’entraîneur, nous cherchions dans l’entraînement ce que nous avions manqués. Plusieurs choses étaient évidentes

-reprendre l’entraînement plus tôt qu’en 2008 sur la coupure d’été. J’ai donc repris le 02 aôut (aprés m’être marié le 01). Ensuite, enlever toutes ces courses qui m’avaient “parasité” avec les longs voyages occasionnés. Donc, une seule course en Septembre, trail de la côte d’Opale. 

-s’entraîner moins vite. Arrêter de toujours vouloir courir à 15 Km/h. Accentuer le travail sur les côtes, les sorties longues et coupler l’entraînement avec du vélo. Et surtout, respecter les jours de repos prévus au plan (merci Philippe, longue discution au mondial cet été, couché trèstard!!) Ca c’est le plus dur, je suis un boulimique d’entraînement, courir tous les jours me rassure. Me reposer m’inquiète. Et éviter d’en rajouter des tonnes…. ça va être compliqué!!

-Enfin, un passage obligé, incontournable: un petit stage sur place à S-4, voir S-3. La clef de voute pour la confiance, la détermination. Quoi de mieux que du spécifique sur les vrais chemins.

Semaine du 03 au 09 Aout 

Semaine de reprise aprés quinze jours de repos et des championnats du monde qui m’ont fait très mal au moral. Je n’ai pas encore le plan du mois fait par JLB. Je fais cinq footing dans la semaine d’1 heure  à 15 km/h.  Bilan 5h d’éffort pour 73.7 kms.

Semaine du 10 au 16 Aout 

 Comme tous les ans, vacances avec Christine et nos 4 filles en Espagne. Cette année, Torrevieja, dans le sud. 6 entraînements dont une séance de 10x 300m en côtes, une séance de 12x 2′ récupe 1′, et un premier footing long. Semaine très dur. Il fait tellement chaud qu’il faut courir le matin de bonne heure (en vacance c’est pas mon truc) et en bord de mer sur les routes, avec le vent. Galère. Je me mets à la rue chaque jours, sortie longue hyper fatigué 1h45′- 26.9km. Bilan  7h20′ d’éffort, 109 kms

Semaine du 17  au 23 Aout   ( jour -Entraînement prévu - puis réalisation et commentaires, temps; distance, dénivellé. )  

L.17 - 30′ + 2x 12′(30″/30″) tr 2′ parcours plat. - Autour de la maison (1h11 pour 18.4 kms) 

 M.18 - 1h45′ de footing - 1h53′ de footing trail autour de la maison (+560m, 26.1 kms) 

M.19 - 30′ + 4000m 14′ + 2000m 6′40″ + 1000m 3′12″+ 15′ - Séance sur la piste enchainé 13′46″/6′34″/3′09. Pas bien, jambes lourdes.  (1h10′ pour 18.0 kms) 

 J.20 - 1 Heure de footing -  1 Heure 4′ de footing  (16 kms) 

V.21 - REPOS -  Repos 

S.22 - 40′ de footing + lignes droites -  52′ de footing  (11.4 kms) 

D.23 - TRAIL DE BEYNAT 32 kms  - Trail en corrèze ou est né mon père. Vainqueur en 2h14′ pour +680m

  Bilan: 6 entraînements en 8h24′ et 121.6 kms

Semaine du 24 au 30 Aout 

L.24 - 50′ de footing (decrassage) - 1 Heure 5′ de footing, 16.3 kms enchainé avec 47′ de vélo route, puis 11′ de footing 15 km/h (sortie 2h03′) 

M.25 - 1 Heure de footing - 1 Heure de footing + 10 lignes (17.8 kms, 1h08′) 

M.26 - 30′ + (6x 4′ côte + 1′ desc) récupe desc trot -  Séance réalisée, 20.6 kms pour 1h30′. Enchaînement d’1′ descente vite dérrière une côte de 4′. 

J.27 - 1 Heure de footing -  1 Heure de footing (15.2 kms) 

V.28 - 30′ + 3x 10′(30″/30″) en côte tr 3′ -  Pas bien, trés chaud, je fais cette séance sur le plat.  (1h20′ pour 20.5 kms) 

S.29 - 3H sortie rando trail -  3H04′ de footing trail à Beynat (40.2 kms, +1025m). Obs: J’appelle Tomtom la veille et lui demande comment on fait une “rando trail” et je fais la sortie sur ses conseils.  Dur la dernière demi heure. (Fréquence cardiaque moyenne 122 puls) 

D.30 - 1 Heure de footing + 10 lignes - 1 Heure 1′ de footing actif avec un début difficile. (17 kms)

Bilan: 7 entraînements en 11h10′ et 147.8 kms +2140m

En réponse à Benoit LAVAL…

novembre 1st, 2009

En réponse à Benoît laval…

 

“Lu sur le blog de Benoît Laval”
6e à la Course des templiers, vice champion de France 2009, PDG de Raidlight.

Les propos tenus par Benoit Laval concernant une éventuelle entente entre Thomas et moi sont à la limite de la diffamation et après mûre réflexion mutuelle nous ne pouvons laisser passer de tels propos qui nous touchent dans notre éthique et notre esprit sportif.
Nous ne tolèrerons pas que de tels insinuations non fondées, soient tenues à nouveau, sans en prendre les mesures adéquates.
Nous avons lié avec Thomas, mais aussi d’autres coureurs, de franches amitiés, sans pour autant avoir perdu le moindre esprit LOYAL de compétition.
Nous ne voyons pas en quoi notre pratique du trail serait plus “mercenaire” qu’ un benoit LAVAL, chef d’entreprise, portant sa marque, donc “logotise” Raidlight. Nous ne nous sommes plaint de rien, contrairement à lui, et sommes fidèles chacun à notre marque respective. Dans la compétition, dans toutes les compétitions, malgré un sponsor différent, nous garderons un profond respect mutuel, et une grande amitié, n’en déplaise à certain!!!!

Sportivement Trail.

Thierry BREUIL et Thomas LORBLANCHET.

Club des couronnés!

octobre 30th, 2009

L’avant course                                                                                                                                          Samedi matin 7h, le coach JLB, arrive à la maison avec sa femme Sylvie et nous voilà partis vers Nant pour la troisième fois en trois ans. Arrivés vers 11h, nous filons retirer mon dossard. C’est déjà  la grande foule. Mais cette année, j’ai mon”bodyguard”. Quand je m’arrête sur un stand ou pour saluer des amis, les mots se veulent bref, JLB me tire vite par le bras. Il m’a autorisé dix minutes. C’est limite un supplice , mais je sais que c’est pour mon bien car l’an dernier j’avais passé la journée sur mes jambes et laissé beaucoup de jus. En retirant mon dossard le N°2, j’ai l’heureuse surprise d’avoir Thomas qui arrive lui aussi. Quel plaisir de le revoir!  J’ai été très marqué cet été en vivant trois jours avec Gilles et lui. Thomas a “une carapace”, mais c’est un garçon exceptionnel  comme Gilles, et son titre de “Champion du Monde” est un grand souvenir. Pour lui, mais pour nous deux aussi. Quelques mots échangés avec “Tomtom”, trop peu et déjà je dois y aller. Dur dur… Dernier petit footing, juste 20′ en aller retour vers Cantobre sur la route. Je suis bien tellement heureux d’être là. Je me restaure avec mon groupe Didier et Nadine, Coco et Daniel sont là eux aussi. Didier coureur du club est venu voir le phénomène Templiers. Il ne va pas être déçu, c’est sûr. Dès la fin du repas, je file seul en voiture dans mon hôtel à Millau, me reposer, face à moi-même. J’aime ces moments là aussi. La pression qui monte, revoir le parcours, les ravitaillements… Nous mangeons tous ensemble vers 20H dans une cafétéria. Fin du repas, on définie les postes. Sylvie récupère ma ceinture vide, Christine me donne le ravitaillement suivant. Elles ont toutes les deux une fiche sur chaque point, Sauclières, Dourbies…. quoi me donner, quoi me proposer, quel bidon, quelle quantité… Didier me fera les écarts sur la tête et les coureurs de derrière et me donnera un papier à lire en course. Le coach, JLB, les encouragements, les conseils…                                                                                                                                                          2 heures du matin, je déjeune à la frontale dans la chambre pour ne pas gêner Christine qui dort bien. Je me recouche. Qu’est-ce que j’ai envie d’y aller. Je ne dormirai pas. le réveil sonne à 3H30, je me “déguise en traileur”. Les autres viennent boire le café dans ma chambre 30′ avant le départ vers Nant. JLB conduit mais ne dit pas un mot. Je tente de faire la conversation mais c’est difficile. Sylvie me dira qu’il est très stressé. Ce n’est pas mon cas, j’ai juste super envie de courir. Nous nous garons, une bise et des encouragements de tout mon petit groupe. Et le moment très attendu: le petit footing de 5h08 à 5h11 pour aller sur la ligne de départ. Tout le monde est déjà là. Je suis heureux, j’attendais ça depuis longtemps. Dès bonjours et des bises à ceux que je connais le plus…

La Course                                                                                                                         Le plus grand moment, ce traditionnel petit discours de Gilles suivit du bisou à Odile. J’adore..La musique, le coup de feu, les fumigènes rouges…ENORME. Ca y est, on est parti. J’ai choisi une grosse lampe (type course d’orientation pour trouver les balises la nuit, plein bois en Norvège ou Suède). Elle éclaire à 200 m, alors braquée à dix mètres pour les pieds. malgré l’accumulateur qu’il faut porter (800 gr sur le dos), un gros confort pour la pose de pied. Le départ sur1 km est très rapide, limite inquiétant. Nous nous sommes déjà trouvés avec Tomtom. Etre avec lui pour moi est réconfortant. Il fait tout à bon escient: placé, lucide, méthodique, ses courses sont cohérentes, pleines d’autorité. Et puis, il y a désormais une certaine complicité, celle qui fait que quand vous ne gagner pas, vous êtes heureux que le vainqueur soit l’autre, et que vous êtes heureux pour lui. Toutefois, nous ne sommes pas bavards. Fin de la portion de route, épingle à gauche, nous attaquons le chemin. Benoit Laval mène, je suis en dixième position à cinquante mètre. L’allure est tranquille. Lorsque cela monte je reviens malgré moi sur la tête. Lors du raidillon, tout le monde marche. Sans mettre les mains sur les genoux, je remonte les coureurs qui me précèdent et suis en tête au sommet. J’attends que cela revienne sur moi. Benoit m’invite à ouvrir la trace, je lui répond que je ne suis pas pressé. je n’ai pas l’intention de calquer ma course sur lui ou de m’échapper comme il y a deux ans. Cela ne mène à rien sinon à rater sa course. Benoit prend la mouche, accélère violement, et le point lumineux de sa lampe disparait rapidement de notre champs de vision. Le reste des favoris (ceux que je souhaite suivre me reprend) et nous rentrons à 15 km/h, voir un peu plus jusqu’à Sauclière.

Sauclière - Dourbies    Toujours autant de monde dans le noir dans ce petit village aux rues très étroites. Après une bonne heure d’effort, à se relâcher, concentrer sur tout ce que l’on a imaginé pendant des nuits et des nuits avant de s’endormir. Le contraste est saisissant. Quand à nos proches, impatient de demarrer leur mission d’assistance, ils sont au taquet. Avant le point d’eau, Nadine me crie:” Sylvie à gauche dans 100m”. Je dégrafe en courant mon gilet en néoprène, enlève la grosse lampe de sur ma tête tout en cherchant LE visage connu. C’est bon, je la vois. Christine me tends mon double porte bidons. Zut, je n’ai pas décroché l’autre mais suis déjà repartis. Je la jette aussitôt à Bib (supporter de Thomas, mais corrézien) tout en lui criant qu’il doit retrouver ma femme pour la lui donner, car j’en ai besoin pour la section suivante. Plus loin un petit échange de mot avec JLB, mais déjà les ténors sont repartis (Thomas-Laget-Pasquio-Diemunsch, Bégaud, Gault…)Je recolle rapidement, allume une lampe frontale normale. Je n’y vois quasi plus rien, temps d’adaptation difficile!!!  Vient ensuite la succession de côtes plus ou moins longues, plus ou moins séches. Thomas me montre que nous avons repris Benoit. Il est tout juste cinquante mètres devant nous. Nous sommes une vingtaine de coureurs, cela ne va vraiment pas très vite, encore moins dans les montées que je fais presque toutes en marchant. Je continue de gérer, comme prévu. Peu avant le St Guiral, nous ne sommes plus qu’une petite dizaine. J’ai vraiment les jambes, mais évolue en retrait. Nous passons au sommet en 2h33′, et pour la première fois Thomas prend la main. Un petit trou, David Pasquio double à son tour Benoit. Je ne veux pas laisser partir et double à mon tour Benoit qui se met à crier ” aller Thierry, aller Thierry”. Comportement assez bizarre, je ne relève pas. Et le voilà qui prend à droite, double tout le monde passant comme un fou furieux. Nous sommes un peu abasourdis!! Bref, nous atteignions une piste, le groupe se reforme. Je me replace avec Tomtom, nous discutons de l’attitude surprenante de Benoit qui nous fait bien marrer il est vrai.  A deux ou trois reprise , le “phénoméne se reproduit”: je prends la tête de la course, Benoit crie “aller Thierry, aller Thierry attaque”, puis part  à fond dans la descente. Nous, nous revenons toujours tranquillement sur lui au fil des kilométres qui passent très vite. A quelques kms de Dourbies, j’ai vraiment envie de relancer la course. Mais les deux explosions que j’ai fais jusque là les années précédentes dans le Suquet font que je reste prudent. Patience, on est encore très loin avec de sérieux clients. Peu avant Dourbies, le bout de mon pied accroche un caillou et c’est la chute. Sans conséquence, sans gravité. Etienne et Thomas m’évite, je me relève assez vite. Ouf! Restons bien attentif. C’est déjà le pont en bois du village de Dourbies et comme d’habitude la course devient nerveuse. Dans le début de la montée, Tomtom accélère et double Benoit, j’embraye avec Etienne. Ca “visse ” un petit peu dans cette côte qui fait toujours assez mal au moment d’une transition qu’il faut toujours réussir. Nous sommes six, et pas des moindres. Dans l’ordre Tomtom-Pasquio-Diemunsch-Breuil-Laval-Laget.

Dourbies - Tréves   Je me sépare de ma ceinture, rentre dans la salle et en ressors aussi vite. Christine m’attend avec le matériel prévu. Ouf, elle a vue Bib, et possède ma  ceinture 1 bidon, suffisante pour la portion la plus courte. C’est un arrêt éclair. Je repars avec Etienne, passe Tomtom qui change son matos avec Kinou. Quelques petits mots en passant. Ca y est, le Suquet tant attendu. La montée qui a vu mes illusions se perdre les années précédentes. ( je l’ai monté six fois lors de mon week-end reconnaissance il y a trois semaines pour vaincre l’appréhension qu’il me suscite). Je monte à ma main, bien décidé à ne me préoccuper de rien d’autre que de moi. JLB m’attends plus haut. Un petit signe pour lui dire que je suis très très bien, bien loin de me mettre dans le rouge. Je connais chaque virage, la distance des deux portails, la partie la plus dure, le nombre de virages sur les lacets du haut, s’il faut prendre à l’intérieur ou à l’extérieur des virages…. Tout se passe pour le mieux, je suis dorénavant seul, surplombant mes poursuivants. J’ai chronométré ma montée jusqu’à la clôtute: 19′44 soit 1′ de plus qu’à l’entraînement. Mais je suis monté facile, et dans l’état d’esprit positif que je m’étais fixé. Je n’avais juste pas prévu d’être seul. Même s je suis content d’être monté si facilement, il reste près de 29 kms. Je poursuis comme si de rien n’étais. Plus loin, dans la descente sur Tréves, Etienne revient comme une balle sur moi. J’emboite le pas. Je voulais faire une descente de plus très tranquille afin de preserver mes cuisses sur la fin. Je suis très bon descendeur contrairement à ce que relate et affirme Benoit Laval sur son CR (3éme au mondial de montagne en montée/descente en 1997 à Upice, rép.tchéque, vice-champion d’Europe de montagne en montée/descente en 1996 à Llamberis). Je repasse rapidement devant Etienne, et nous descendons maintenant très fort jusqu’au village de Tréves. Etienne s’arrête de temps à autre pour s’étirer un mollet. Il doit déjà lutter contre de fortes crampes, il reste pourtant 20 kms et la montée sur le causse noir se dresse devant nous.

Tréves - Cantobre  Arrivé au ravitaillement, mes “femmes” sont fidèles à leur poste: Sylvie me tend mes mitaines, les bâtons déjà dépliés et prend ma ceinture. Plus loin, sortie de ravitaillement, Christine me donne ma ceinture, ma visière “mode” Tomtom, et un gel anti-crampe. Je repars en courant. Très vite, des douleurs synonymes de futures crampes m’inquiètent. Preuve qu’il ne faut pas s’emballer et je m’interdis d’y croire. J’entends en bas l’arrivée de Tomtom et les encouragements de son groupe de supporters. Je dois avoir 3′ d’avance sur lui. Quand à Etienne, son mollet l’a contraint à me laisser partir. Je monte presque tout en courant, malgré la douleur qui s’intensifie bien trop rapidement. Je veille à bien boire. Les derniers hectomètres se font en marchant vite. Déjà le plateau. Je reprends vite la course. Sur le plat, les adducteurs me laissent enfin tranquille. Je suis vraiment tout seul. je cherche à faire des pointages, mais du plus loin que je puisse voir, jamais personne à l’horizon. Je prends beaucoup de plaisir sur ce plateau. L’allure est vive et je plonge très vite dans le ravin de St Sulpice. Je ne connais pas cette nouvelle partie. Dès lors, ce nouveau chemin ouvert, pleine végétation, me paraît bien long. Il me tarde de retrouver mes repères. Enfin, j’y suis, et c’est la terrible remontée vers le chaos, l’endroit que je redoute le plus. Cela sera une délivrance quand j’aurais passé cette difficulté. Cet endroit avait été un terrible calvaire l’an dernier. Je marche tout de suite, positive un maximum, et avance. Mes douleurs sont très vite revenues dès lors que le chemin s’élève. Une nouvelle fois, connaissant bien cette partie, j’y trouve des repaires et me hisse sur le plateau. J’y trouve les mots d’un bénévole très réconfortant qui vont bien me relancer. Celui-ci m’explique qu’il me reste une heure d’efforts, que j’ai 6′ d’avance et de bien boire. Selon lui, sans coup dur, j’ai course gagné. Mais dans la montée, j’ai bien tiré sur mes jambes, et les crampes aux adducteurs sont maintenants présentent aussi sur le plat. Cependant je cours sur la trace bordant ces fabuleuses falaises avec en contrebas les gorges du Trévezel. Je m’interdis toujours d’y croire. C’est maintenant la descente sur Cantobre. Mes gants me servent. Je fais une grosse descente. Plus de calcul, plus d’écomomie. Je fonce, prends des risques et n’hésite pas à me freiner avec les mains aprés les arbustes, les troncs ou les branches d’arbres qui bordent la trace. Tous les cailloux sont très glissants. Impossible de prendre un appui certain sur une la roche. Je passe la célèbre falaise ou nombre de clichés sont réalisés tous les ans. D’ailleurs il y a bien du monde là. Mais pas d’arrêt, je reste concentrer. Me voilà en bas, personne en vue, je rejoins pour la dernière fois mon équipe à la centrale électrique.

Cantobre - Nant  Je n’aurais jamais pensé arriver là un jours en tête. Il va falloir courir maintenant pour ne plus se refaire prendre par un coureur qui aurait mieux gérer sa course! Je suis nerveux. Quelques mots au coach qui m’accompagne quelques mètres sur la route. Les filles ont finies leur “job” à la perfection. Mes gourdes sont remplies au 3/4, inutile de porter du poids pour rien pour finir. Je crains le lit de cette rivière asséchée avec ses gros blocs et une palette de bois dont j’ai le souvenir. Les crampes sont vives maintenant. Je vais perdre beaucoup de temps dans cette partie, ayant un mal de chien à franchir les blocs et cette p…. de palette. Je vais mettre au moins 30″ avant de la franchir, surprenant deux spectateurs assis non loin de là. Je me dis que s’ils disent à Tomtom que j’ai eu tant de difficultés à passer cet obstacle, ce dernier aura le moral regonflé pour revenir me chercher dans le final. (J’apprendrais quelques jours plus tard, que c’était deux copains de Tomtom. et qu’effectivement, ils lui diront que j’étais cuit à cet endroit)  Bref, j’ai passé cet obstacle, quitte le goulet, remonte près de la route,  et attaque dans le sous bois la dernière difficulté. Je suis très lucide. C’est la dernière avant le final. La douleur sera omniprésente tout le long de ce chemin serpentant, nous emmenant à la ferme du Martoulet. Je jette mes ultimes forces et suis à plus de 15 km/h sur le plat avant de basculer. Je me rappelle de phrases lues sur le blog de Tomtom les années précédentes: ne pas entendre la musique d’Era dans la descente du roc Nantais. J’y suis. Pour atteindre mon réve, je dois me livrer à fond dans cette descente technique. Ce que je fais. Kinou est là. Ce n’est pas son “poulain” qui est en tête. Il me félicite déjà pour une victoire que je n’ai pas encore, avec un large sourire sur son visage. Ses paroles me font infiniment plaisir, quelle sportivité!!! Je lui dis que j’ai une pensée triste pour Tomtom dans le même temps. Il me repond que je mérite ma victoire. Tout nous opposait avec Tomtom il y a deux ans. Tout, et beaucoup de monde à travers les sites et les blogs de trail. Pourtant, aujourd’hui, après une sélection ensemble avec Gilles, nous avons lié une amitié sincère malgré de gros tempérament de compétiteurs.                                                                                                                                                   La descente du roc passera très vite. Dès lors, je suis en bas. Didier est venu m’encourager là, loin de la ligne d’arrivée. je lui demande s’il voit quelqu’un dans mon dos à travers les feuilles. Il me repond que non. J’ai gagné alors. Didier, très émotif, pleure déjà et me dis que oui. La délivrance, c’est à ce moment là que je l’ai eu, un peu avant le pont nous permettant de rentrer dans Nant. J’en ai profité 5′. J’ai essayé de finir avec JLB, voulant lui rendre les honneurs pour tout se travail fait à mes côtés depuis cinq ans. Il n’a pas voulu. Et puis le reste vous le connaissait. C’est la couronne de lauriers que tend Odile, la musique Era qui n’a pas résonée avant que j’arrive, et tout ce grand bonheur qui s’en suit… beaucoup d’émotion. J’étais un coureur de route et je suis enfin devenu un traileur et je peux etre fière (contrairement à l’an dernier) de ce nouveau titre de champion de France de trail. Franck MANTEL, toujours dans les dix aux Templiers finira comme un boulet de canon et prendra la deuxième place. Cet immense champion qu’est Thomas LORBLANCHET montera sur la boite. Il ne faudra pas oublier qu’il nous à ramener un titre de champion du monde un jour de juillet 2009. Respect, j’étais ce jour là à 45′ je crois. Quand à notre grand ami, notre Gilou national, il a été nous sortir une course de “dérrière les fagots”. Un truc de fou, qui vous redonne le sourir. 48 ans, 4ème d’une course qu’il a déjà remportée il y a trois ans. Respect aussi monsieur Gilles et merci pour cette magnifique photo résumant ces quelques lignes, envoyé par ta charmante Marie.

Templiers….. enfin!!

octobre 26th, 2009
25/10/2009
LA GRANDE COURSE DES TEMPLIERS 2009
Thierry Breuil : Enfin…
 
 
 

 

Parfois, un seul mot suffit pour définir une victoire. Et pour celle de Thierry Breuil, c’est enfin… Il ne lui reste plus qu’à réaliser. Il le disait lui-même, peu après son arrivée : « Je me demande si je ne suis pas encore en train de rêver… » Il a fallu qu’il assiste aux arrivées de Franck Mantel et Thomas Lorblanchet pour que son rêve devienne réalité. Thierry Breuil, vainqueur de la Grande Course des Templiers… Enfin.
C’est avec les bras levés et une grande retenue que Thierry Breuil (Adidas, CA Brive Corrèze) a franchi la ligne d’arrivée, à Nant. Une victoire construite au marathon, en montant vers la Crête du Suquet. Mais surtout une victoire construite sur l’expérience. « A l’Aubrac, j’ai appris qu’il y avait différentes façons de gagner. Déjà qu’il fallait courir sans la pression pour garder le plaisir. Et qu’un objectif comme les Templiers, il fallait l’aborder humblement, sans se dire que l’on va tout casser ». Et de révéler, de la voix d’un homme apaisé : « Je gagne et c’est juste un rêve qui se réalise. »
Cette réalité l’a très vite rattrapé lorsqu’il s’est rendu compte qu’il avait gagné ce qui lui était impossible. Même son entraîneur, Jean-Luc Bonillo, ne semblait plus y croire. Au point de lui dire, non sans lui lancer un défi : « Si tu gagnes, j’arrête de t’entraîner ! » Et comme un boomerang, la phrase est revenue sur le devant de la scène. « C’est impossible qu’il en soit ainsi, souhaite Thierry. On ne gagne jamais seul une course comme les Templiers. Dans la réussite, l’entraîneur, c’est l’autre moitié. Alors que Jean-Luc dit : tu as gagné ou on a perdu. » Une nuance pleine d’humilité.
Jean-Luc Bonillo ne pensait jamais vivre ce moment-là. Cette année, encore, il lui avait dit : « Petit, c’est trop dur et je ne sais pas si on la ramassera, un jour, celle-là… » Finalement, le duo entrainé/entraîneur a eu raison d’insister. « Pour gagner, il faut revenir. Même si on prend des casquettes, souligne Thierry. Thomas (Lorblanchet) me l’avait dit. Et je tiens à lui rendre hommage. Car si je gagne les Templiers et le Trail Tour National, il ne faut pas oublier qu’il est champion du Monde ! »

Troisième de ces Templiers 2009, Thomas Lorblanchet ne pouvait qu’être déçu. Pour remporter une troisième couronne de laurier à Nant, le Clermontois devra revenir. Cet insuccès, il l’avait envisagé, juste avant de prendre le départ. « J’ai dit qu’il aurait aussi fallu gagner avec sa tête, car je n’avais pas trop les jambes. J’ai fait des erreurs stratégiques dans mon entraînement après Serre-Chevalier (où il fut sacré champion du Monde, ndlr) et j’ai dû abandonner sur blessure lors de la CCC (début de pubalgie). Ce sont des erreurs que je ne ferais pas l’année prochaine… »

La victoire de Thierry Breuil ne restera pas un mauvais souvenir pour Thomas Lorblanchet. « Je suis content que ce soit lui, poursuit le double vainqueur des Templiers. Personnellement, je monte sur la « boîte » (le podium, ndlr). Et être sur la « boîte » des Templiers, c’est quelque chose… » Au-delà de la médaille de bronze, Thomas aurait également appris des choses. « J’ai compris que le mental et l’expérience ne suffisaient pas pour gagner une course lorsque le niveau est aussi exceptionnel qu’aux Templiers. Et que deux ou trois objectifs précis sur une saison sont amplement suffisants. »

Thierry Breuil s’est quant à lui multiplié pour remporter pour le Trail Tour National et conserver son titre de champion de France. D’autant plus qu’il n’était que deuxième avant à la manche finale à Nant. Benoît Laval menait alors la danse. Mais la victoire de Thierry conjuguée à sa sixième place ne lui a pas suffi pour conserver son leadership. Aucune déception, cependant, chez Monsieur Raidlight. « Au-delà de la cinquième place, c’était du rêve pour moi. Je suis donc satisfait de ma course. Dans une course d’un niveau que je n’ai jamais connu en France, j’avais une chance mathématique, mais la vérité est là. Cependant, j’ai montré ma valeur sur le TTN, ainsi que mes limites et mon manque d’expérience. Mon seul regret est ma troisième place à l’ECO-trail. C’est uniquement à Paris où j’aurais pu gagner les points que j’ai perdus aux Templiers. Maintenant, j’espère que mon parcours va me permettre de réaliser mon rêve d’enfance : l’équipe de France. Et je touche du bois… »

IAU Trail World Challenge ou non, cette équipe de France va exister en 2010. Thierry Breuil en sera l’un des leaders avec Thomas Lorblanchet. Le champion de France est prêt a relever tous les challenges. Sa victoire aux Templiers l’a émancipé de la tutelle qu’elle s’était lui-même imaginé dans l’admiration vouée au champion du Monde. « L’an passé, j’avais gagné le TTN en ne terminant que 8e aux Templiers. Cette année, je suis champion de France en avec la victoire. A 37 ans, il était temps car le niveau s’élève et les jeunes poussent… Mais dans mon esprit, j’ai franchi un palier. » Comme celui de croire qu’il n’était pas impossible de gagner la Grande Course des Templiers. Enfin…

Bruno Poirier.

 Article Run In Live - www.runinlive.com

Dans quelques jours mon CR, puis mon plan, je sais que beaucoup l’attende.

 

 

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