Actus |
09/03/2012
posté à 20h47
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Après huit très belles années passées avec JLB, quelques titres de champion de France de trail (3), et un bon lot de trails prestigieux à notre actif, nous avons décidés conjointement d'arrêter là notre collaboration. Difficile pour nous deux de continuer avec les mêmes recettes, les mêmes courses... La motivation avait tendance à bien trop diminuer pour espérer maintenir mes résultats dans un contexte de plus en plus relevé.
En ce début d'année 2012, après quelques recherches et de longues réflexions, j'ai contacté Pascal BALDUCCI, ancien entraîneur du Team Asics, et toujours entraîneur d'Erik Clavery.
Difficile d'argumenter mon choix, car je ne connaissais alors rien de Pascal, que j'avais simplement aperçu dans quelques courses depuis deux ans. Mais, sa simplicité, sa gentillesse, son savoir, son travail auprès de ces athlètes, toujours présent en arrière plan,toujours très discret, avait comme provoqué "un pouvoir de fascination" sur moi. Etrange, je le reconnais.
Nous travaillons donc ensemble, avec le consentement d'Erik, depuis janvier 2012. Un énorme changement pour moi. Une autre façon de s'entraîner, des séances nouvelles et bien différentes parfois. Une relation à construire, une confiance à instaurer, mais en quelques semaines le chemin est déjà bien engagé. Une remise en question, de nouvelles habitudes à prendre, plein de choses qui "chamboulent" actuellement mon quotidien.
Pour en savoir plus sur Pascal, ci dessous son site:
www.trailcoaching.fr
www.trailcoaching.fr
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29/10/2011
posté à 23h46
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MILLAU Premier réveil, 3h30’, pour un petit déjeuner à la lampe frontale dans ma chambre d’hôtel pour ne pas déranger. J’ai très peu dormi, rien de bien surprenant tant je suis impatient d’aller sur la ligne de départ.
Second réveil, le bon celui-là, 45’ avant l’heure fatidique, soit à 5h30’. Ca y est, on touche au but. Je suis serein, peu gagné par le stress pour une fois. A 6 heures, les copains du Team, Gilles (Guichard), Sylvain (Court) et Romuald (De Paepe) toquent à ma porte pour que nous descendions tranquillement au départ. La longue file des plus de deux milles coureurs s’est déjà installée derrière l’arche Adidas, au son de la voie de Michel Hortala, la voie « officielle » des Templiers.
6h05’, on trottine devant le sas, en saluant et serrant quelques mains. Les coureurs « favoris » sont tous là, échange de quelques mots par ci, par là, sourire, clin d’œil, l’ambiance est très bonne au sein de l’élite.
Une petite vidéo ici, quelques phrases au micro pour souhaiter une bonne course et PLEIN DE PLAISIR pour tous, merci aux bénévoles (plus de 600 !), et la bise à Odile évidemment.
Michel annonce le départ imminent après quelques mots de Gilles Bertrand. Le maestro de la course envoie Ameno dans de grosses enceintes, c’est le décompte, dix, neuf, huit…..trois, deux, un, partez !!!
Ces 45’ jusqu’aux fumigènes rouges et la chanson d’Era, c’est les meilleurs moments qui puissent exister dans le sport pour moi. Ceux qui oppressent la poitrine, font monter les pulsations, qui te mettent dans une sensation de manque….Je kiffe grave !!!
Millau – Peyreleau
Tom (Lorblanchet) est bouillant, et part comme un fou sur 200m. Je suis assez surpris de cette allure. La route est large, je reviens facilement. Les jambes répondent bien, je sais ma forme excellente. Je passe en tête et imprime mon allure. Un peu trop visiblement, car je me retrouve seul avec entre 30 et 50m d’avance sur ce gros peloton. Je n’ai pas allumé ma lampe car elle consomme beaucoup (mais éclaire beaucoup aussi), je regarde ma montre et suis régulier sur 3’45 avant que cela ne commence à monter. Je ne fais pas d’effort, loin de moi l’envie de rester seul devant. Cependant, je ne serais repris par Yan (Curien) qu’au début du chemin en terre montant bien plus fort, endroit ou j’allume ma lampe, ou plutôt mon « phare »
Je marche rapidement, cherchant à forcer le moins possible derrière Yan qui monte assez longtemps en courant. D’autres coureurs reviennent, mais je ne cherche pas à savoir qui c’est, bien décidé à faire MA course. Cà parle. Moi, je n’ai pas envie. Je reste dans ma bulle.
Au sommet, je suis avec Tom, dont j’informe un peu à l’avance le dernier S avant la barrière. Puis, c’est le début des grandes pistes. Erik (Clavery) se porte en tête à mes côtés. Le peloton est en train de reprendre forme, peloton comptant une trentaine d’unités. Les chemins s’enchaînent, les kms défilent. Je ne lâche jamais la tête de la course, bien décidé à montrer que je suis là. Jusqu’à Peyreleau, je n’aurais jamais été plus loin que la 3, 4 ème position. Plusieurs coureurs viennent tour à tour « me rendre visite » en première ligne, Tom, Sylvain (Court), Ludo (Pommeret, qui plaisante beaucoup), Martin (Reyt) et Fabien (Chartoire). Les kms sur le plateau seront courus autour de 15, 16 km/h.
Peu avant de basculer dans le ravin et de descendre sur Peyreleau, la large piste fait de nombreux S. Je zigzag, prenant la meilleure trajectoire, au plus court, anticipant de petites coupes par ci par là, puis un gros virage avec la complicité de Tom que je venais de prévenir. Ca va vite, très vite et nous sommes encore une vingtaine.
Le jours se lève maintenant. Nous sommes dans la descente, et là, sans aucune prévision, je me mets à bloc, sans aucune retenu. Tom, juste derrière m’encourage. Je me retourne, nous sommes quatre avec Bib (le surnom de Martin) et Sylvain. Et puis, cet endroit marque le début de notre « complicité ». Nous voilà au taquet. Au carton, prenant des risques incroyables, faisant des tout droit dés que c’est possible. Tom me double, je le redouble…les ischios sont entrain de charger. Arrivés à quatre sur la route, nous filons vers le ravito, content d’avoir fait en un rien de temps, un bon trou d’une bonne trentaine de secondes sur les suivants, bien plus sur d’autres encore.
Peyreleau – St André de Vezines
Il y a beaucoup de monde dés l’entrée de Peyreleau. Tom ouvre la route et rentre sans décélérer dans les barrières. Quand à moi, je le suis de très près. Autour du ravitaillement et de la zone de contrôle, c’est la cohue. Difficile de trouver les siens. Tom jette son coupe vent et sa ceinture. A peine dans les barrières qu’il file déjà dans la seconde section. Christine quand à elle est au point. Elle exécute mes consignes rapidement. Nous avons eu le temps de murir notre erreur de l’an dernier qui m’avais vu sombrer rapidement après. Je repars donc bâtons dépliés 10 sec derrière Tom, Bib et Sylvain avec moi.
500m plus loin, nous revenons sur Tom qui est remonté comme un coucou. C’est rapidement la montée au champignon préhistorique, la côte la plus sèche de tout le parcours. Chacun de nous quatre monte à son allure. Je prends la tête et monte seul, une cinquantaine de mètres devant Tom, Sylvain et Bib sont un ton au dessous dans cette ascension.
J’encourage Tom tout en lui expliquant comment sont les virages qui arrivent car il n’a pas reconnu cette montée. Ne voulant pas prendre trop d’avance, je temporise. Etre seul aussi loin serait un suicide. J’arrive seul en haut, échange quelques mots avec Serge Jaulin qui filme (et oui, encore un corrézien, nous avons même des liens de parentés !), et attends Tom. Je plie mes bâtons, les ranges dans mon sac. Tom, lui, relance déjà et va bien me faire souffrir. Je pensais que nous attendrions nos deux ex compagnons, mais Tom veux faire le trou. Je ne suis pas d’accord. Il va beaucoup trop vite. Je passe un bon kilomètre à une vingtaine de mètres. La descente très rapide m’a laissé des traces dans les cuisses. Un sursaut de volonté, je bouche le trou, et l’invite à ralentir. Pour tout dire, Tom m’impressionne, je ne pensais pas qu’il était déjà revenu à ce niveau là. Cependant, mes mots ont eu raison de l’allure et nous avançons un peu moins vite, mais toujours beaucoup trop vite. Kms après kms, j’annonce les difficultés, les virages, les cailloux…comme le ferait un co-pilote à son pilote.
Nous sommes en vu sur cette large piste, de St André, avec à une quarantaine de seconde, un maillot gris que nous pensons être celui de l’écossais. Tom m’en a parlé un soir au téléphone et pense qu’il peux être redoutable, surtout sur une fin de course.
St André – Pierrefiche
Une nouvelle fois, c’est Tom qui rentre en tête dans le village. C’est à nouveau un ravitaillement express. A peine sortis, Anne-So, femme de Tom, nous livre un impressionnant récital. En moins d’une minute et sans note, elle nous donne des écarts sur plus d’une dizaine de coureurs. Je suis bluffé, ça c’est des infos concises et précises. Pas de bla-bla, que du résultat. Pour moi, la course aurait du commencer ici.
Nous filons toujours bon train, et c’est bien Andy qui est 40 sec derrière. Malgré nos efforts, Andy rentre sur nous, progressivement. Dans la large piste montant sur Roque Altès, il est revenu à moins de 10 sec. En revanche, il semblerait qu’ensuite les écarts soient bien plus conséquents.
D’un coup d’un seul, je relance fort. Je place une « mine », tout en emmenant mon compagnon d’échappée qui comprends très vite que je ne souhaite plus le retour d’Andy.
Nous reprenons vite une bonne avance, plus d’une minute. Nous arrivons au rocher troué, puis c’est ce petit single tout en montant qui nous laisse à l’abris du regard d’Andy. S’en suit le plateau, puis la descente technique vers le château de Montmejean, avant de prendre la direction de la Roche St Marguerite. Dans ce single dominant la Dourbie, allant de balcon en balcon, tom doit s’arrêter quelques secondes pour un besoin urgent. J’avance doucement pour que Tom revienne assez vite, mais en cherchant Tom du regard, j’aperçois Andy. Il revient donc à nouveau sur nous, et il va nous reprendre cette fois, c’est sûr.
Tom me reprends dans la descente sur La Roque peu avant le fil de fer qui traverse le chemin. C’est la route qui surplombe ce troisième village. Peu avant le pont, je sors mes bâtons, car cette troisième montée va être décisive. Andy n’est plus qu’a 30 sec. Toujours l’un avec l’autre, nous commençons l’ascension. Tom doit rapidement marcher. Je suis assez facilement derrière lui, mais je ne peux me risquer à relancer : trop peur de sauter par la suite. Je préfère assurer pour aller le plus loin possible avec lui, et assurer ainsi une place sur la boite.
54 ème km, dans la seconde partie de la bosse, Andy nous a rejoint et se cale comme dernier wagon dans notre petit train. Mais je le sens facile. Il nous suit aisément.
Dés le sommet, il remonte au niveau de Tom, et voilà mes deux « Salomon Boys » à la relance, limite tirage de bourre. Je semble en faire les frais, décrocher à une bonne dizaine de mètres. Je sais le ravitaillement à tout juste deux kms. Aussi dans la bonne descente qui suit, je recolle sous les cries d’Olivier GUI, notre Team Manager chez Adidas, venu ici faire des photos. Voilà Pierrefiche, ça tombe bien car je commence à avoir le voile noir dans les yeux. Les ravitos se font moins express, et nous perdons une trentaine de secondes avec nos assistances puis dans la salle de contrôle.
Pierrefiche – Le Cade
Je suis dans le dur, même si j’aurais pu monter plus vite que Tom dans la bosse qui précédait. Heureusement que je suis resté callé derrière lui, car les sensations sont moins bonnes maintenant. Tom le sait, je ne le lui ai pas caché. Moins rapide que moi sur ce ravito, je l’attends à la sortie.
Mon but maintenant, rester avec lui sur cette partie assez facile jusqu’à la traversée de la Dourbie, avant la difficile montée vers le Mona. Je lui dis que je vais essayer de rester avec lui le plus longtemps possible afin d’assurer ma place sur le podium. Sa réponse me fais comprendre qu’il n’est pas top non plus, cependant nous repartons à une bonne allure.
Et Andy dans tout ça ?
Je pensais être ressortis devant lui. Mais Andy ne court avec rien. Pour lui, pas d’arrêt du tout au ravitaillement, et il est repartis 30 sec devant nous. Tom me le montre du doigt s’engouffrant déjà dans le chemin à la sortie du village. La victoire sur cette course semble nous échapper…
D’ici jusqu’au village du Mona, je suis constamment derrière Tom. Nous parlons beaucoup, ne cessant de nous encourager l’un l’autre. Mais Tom impose une allure plus que correcte, une allure qui doit nous permettre de garder notre avance sur nos poursuivants.
Une petite coupe avant la Dourbie, dans la partie boisée avant les canoës me permet de franchir le cours d’eau devant lui. De l’autre côté, je commence à sortir mes bâtons, car dés le pied du village, avec des jambes qui ont fait 66 kms ici, la montée est très vite difficile.
Dans les vieilles ruelles, quelques supporters de Tom lui donnent un écart :Andy est à 2’. Nous sommes surpris et nous nous voyons revenir sur lui. Tom, en grand compétiteurs qu’il est, voit la possibilité un temps perdu, de gagner à nouveau la course. C’est moi qui en fait les frais, toujours dans le dur. Je marche vite avec mes bâtons, mais je vois l’écart se creuser et Tom filer sans moi.
Je vais tout de même bien me battre. Le mental prend le pas sur les jambes, et peu après le pré aux ânes, je reviens sur Tom. Il semble payer fort son début d’ascension trop rapide. Nous nous accrochons dans cette difficile montée, et tentons de trottiner sur le faux plat montant, menant à la ferme du cade. Les rôles semblent s’être inversé, Tom est dans le dur, comme moi, mais plus que moi me semble t-il.
Le cade – Millau
Bon là c’est clair, ce n’est pas un ravitaillement express. Pour ma part, je reprends juste un gel Effinov, j’ai suffisamment d’eau avec moi. Je traverse la ferme et ressort, croisant Tom, appuyé sur une table avec Anne-So lui passant « un viron ». Elle le connaît tellement bien, qu’elle le force à manger plus qu’il ne veut J’attends Tom, on repars petite allure avec un écart que l’on nous annonce de 10’ au village du Mona sur nos poursuivants. L’écart devant est de 8’ en faveur d’Andy, la c’est cuit. En revanche, il nous faut rentrer à une allure moyenne pour assurer les deux marches du podiums restantes.
Mais comment allons nous finir. Nous avons souvent parlés lors de week-end passés en famille de notre côté hyper compétiteur à chacun. Nous avons toujours dis dans ces discutions que nous ne finirions jamais ensemble…. Mais là, en course depuis 70 kms après 6h d’efforts, avec la fatigue, dans une course que nous avons déjà gagné tous deux, les choses nous semblent différentes. Tom me propose très vite une arrivée ensemble. Je suis surpris, mais à la fois très content.
Dans la dernière portion sous le Puncho, je passe devant de temps en temps. Nous nous encourageons toujours. Je lui explique que Gilles (Guichard) et Christine m’attendent à 500m de la ligne avec un déguisement de templiers, heaume, bouclier, cape et épée. Puis, tout défile très vite. De très bons moments, même si la victoire nous a échappé à tous les deux. La grande descente, les lacets au dessus du domaine, puis les derniers centaines de mètres avec Tom, tous les deux mains sur l’épée pour partager notre arrivée et une seconde place…ex-aequo !!! De très bons moments.
Quelques jours après, nous nous sommes appelés du temps de midi, et ni l’un, ni l’autre ne regrettons avec du recul cette fin. Nous somme même plutôt heureux de l’accueil que vous nous avez tous fait. Merci.
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08/10/2011
posté à 22h51
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C'est devenu comme une habitude. Quatre ans déjà, que le deuxième week-end de Septembre, je me rends à Wissant près de Calais dans le Nord pour le Trail de la Côte d'Opale.
Une habitude peux être, mais plus encore une véritable joie. Franck Viandier, chef d'orchestre de l'épreuve, est aussi devenu au fil des ans un ami. Les coups de fil, sms, mails entre nous sont courants tout au long de l'année. Venir courir sa course dans sa région est un grand plaisir pour moi. Les paysages, plages, dunes, monts, falaises, bunquers...sont tellement dépaysant. Tout les ans ce week-end est trop court...
Ceci dit, Franck a considérablement changé sa course. De 52 kms en 2008, 56 kms en 2009, 58 kms en 2010, la course fera 62 kms cette année. (il faut s'arrêter Franck!!!)
Le parcours arrivera à Wissant cette année et du coup, le tracé se déroulera en sens inverse.
Après une très bonne nuit dans une très belle chambre d'hôte face à la mère à Wimille, malgré le bruit des vagues (eh oui, on a pas ça en corréze!!), le samedi matin est consacré comme bien souvent à la reconnaissance des ravitaillements et de quelques chemins de course, puis à un petit footing pour faire les 15 derniers kilomètres.
Dimanche matin, beaucoup, beaucoup de vent. Il va falloir s'abriter , d'autant que le 62 kms et le 36 kms font course commune jusqu'à la fin du 36 kms justement. Le ciel est bien couvert, il y a du monde de partout sur cette plage de Wissant, 3000 coureurs, une belle fête du trail dans cette région.
Le départ donné, un groupe d'une vingtaine de coureurs se détache face au vent en direction du cap blanc nez. 5 kms de sable donc, je me cache comme je peux dans le groupe pour m'abriter. Il faut dire aussi que je ne détiens pas la forme de l'année passée. C'est volontaire de ma part afin d'être sur un pic de forme plus tard pour les Templiers fin octobre.
Peu avant le dixième kilomètre, nous ne sommes plus que quatre: Romuald de paepe et moi pour le 62 kms, et eux coureurs sur le 36 kms. Je ne prends pas la course à mon compte. J'ai peur de ne pas tenir la distance, et toutes les difficultés sont placées après la mi-course.
Les kilomètres s'enchaînent, j'ai du mal à suivre par moment, car l'allure dépasse aisément les 15 km/h. je m'accroche tant bien que mal jusqu'au retour à Wissant, 36 éme Km. Là, je prends mon temps et nous ne repartons plus qu'à deux avec Romu.
Quelle surprise quelques mètres plus loin lorsque nous rallions la plage en direction de cap gris nez cette fois. Eh oui, phénomène tout à fait normal, la marée monte.... et la bande de sable est bien mince avant les dunes ou les falaises. Comble de malchance, je me prends les pieds dans les fils d'un kite-surf, et perds une dizaine de seconde avant de décroiser les fils autour de mes chaussures. Devant moi, Romu n'a rien vu, et je dois faire l'effort pour vite revenir sur lui. C'est rapidement chose faite, peu avant de quitter la plage pour les premières difficultés.
A peine la première devant nous que je hausse l'allure, et crée un petit écart avec Romu. A la faveur d'une partie plus roulante, Romu recolle au pied de cap gris nez. C'est le moment ou j'en remet une encore plus forte. Je fais vraiment l'effort, et c'est avec 40" que je file dans la descente en direction de Shangatte, point le plus au nord de la course. Après plusieurs kms à 3'30 pour éviter le retour de Romu, Shangatte derrière moi, j'arrive au point du début de mon footing d'hier. Je prends confiance de plus belle et ne calcule plus mes forces, d'autant que cette partie finale, est le début du trail des années passées. C'est donc des chemins que j'ai couru tous las ans devant moi, dont cette superbe longue montée vers le mont de Sombre.
je poursuis mon effort, prends régulièrement des écarts. je vois bien que mon avance dépasse facilement les 3'.
La course est donc gagnée. Pour la première fois, je ne pensais pas revenir avec une victoire, mais c'est bien finalement une quatrième victoire en autant de participation, et un plaisir fou.
D'autant plus, et cette anecdote n'est pas fabulation de ma part, j'ai brisé la malédiction de L'i-phone. En effet, après un passage dans l'eau en course (eau salée!!) en 2008, mon téléphone est mort sur le coup. En 2009, je l'ai fais tomber de la voiture en mettant de l'essence ce week-end là, et la vitre s'est brisée. En 2010, en répondant à un journaliste à peine la ligne d'arrivée franchie, je me le suis fait subtiliser alors que je l'avais posé derrière moi pendant cette interview.
Cette année, mon téléphone est resté tout le week-end dans la voiture, je n'osais pas le sortir de peur qu'il m'arrive encore quelque chose.
Place maintenant à une grosse préparation passionnante pour être le mieux possible du côté de Millau pour la grande course des Templiers le 23 octobre prochain.
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16/09/2011
posté à 22h48
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A force de se rendre depuis trois ans à Wissant pour cette épreuve du TTN, je n'ai pu m'empêcher d'y retourner car je suis là-haut un peu chez moi, et Franck VIANDIER l'organise trop bien. Donc avant un CR plus complet, voici l'article de la Voix du Nord du Lundi 13 Septembre 2011.
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06/08/2011
posté à 22h11
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Enfin les vacances. Quinze jours seulement pour garder suffisamment de jours pour les longs déplacements du reste de l'année.
Avant de partir quelques jours, retour sur une course corrézienne que j'avais l'habitude de courir avant de commencer le trail. Un 10 kms, avec cinq bonnes côtes pour 130m de dénivelé, un tiers de course sur les chemins "caillouteux". Toujours un peu de monde, quelques vacanciers. Le record est toujours détenu par B.Itsweire en 30'59", mais la grande particularité de cette épreuve est que les vainqueurs homme et femme repartent avec leur poids en vin.
je me décide à courir dans l'après midi car avec tous ces trail, la vitesse de base a bien chutée. Les quelques séances de VMA courtes me l'on recemment confirmé.
Enfin bref, je ne vais pas faire le récit d'un 10 Kms. Mais c'est vraiment bizarre, ça va vite tout le temps. Fini les calculs, il faut se donner sans trop de calcul. J'ai misé ma course en usant les autres jusqu'à me retrouver seul, puis j'ai géré mon avance sur le deuxième cinq kilomètres.
Content de m'être imposé devant de jeunes coureurs, le second de Périgueux, Julien BEAUVAIS venant de courir en 32'45 il y a quinze jours.
Place maintenant aux vacances, à Millau avec les filles, agrémentées de quelques reconnaissances des Templiers. ça, c'est des vacances!!!!
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