Archive for décembre, 2008

Les Templiers…quelle claque!!!

Dimanche, décembre 7th, 2008
C’est finalement un mois plus tard, un soir de SaintéLyon, assis dans mon canapé devant la télé, que je vais faire mon C.R de “la fabuleuse grande course des Templiers”.

Après une nuit très courte, je n’ai dormi que deux heures trop excité à l’idée d’ enfin en découdre. C’est finalement légèrement fatigué que je me présente sur la ligne de départ. La magie est là, telle qu’elle était restée dans mes souvenirs. Tous ces coureurs avec leur lampe sur la tête, à cinq heures du matin par 2°. Je me fonds au milieu des prétendants, et profite de la chaleur corporelle de tout ce beau monde pour me réchauffer. L’ Ameno d’Era se fait entendre, les fumigènes rouges embrasent cette nuit froide, et nous voilà partis vers nos rêves….

A l’inverse de l’année passée, je pars prudemment, les yeux balayant la route de droite et de gauche, à la recherche de Thomas LORBLANCHET. Je vais calquer ma course sur lui jusqu’à Dourbies, après on verra bien.

A part une frontale qui ne m’éclaire pas suffisamment, le début de course se passe très très bien. Les jambes sont là (du moins je le penses encore à cette heure-là). A Sauclière, lieu du premier ravitaillement, tout va bien, quinze kilomètres de passés, j’attends avec impatience le lever du jour. Petite discussion avec Tomtom histoire de “parler de la rivalité alimentée par des internautes”, et de se souhaiter mutuellement une bonne course. Dans la longue montée du St Guiral, un petit groupe d’une dizaine de têtes s’est créé à la poursuite du fuyard Erick CLAVERY, parti dés les premiers mètres et déguisé en Templier. Tout va très très bien. Je reste concentré. Il faut être patient et attendre. Le groupe a fier allure, que du beau monde: LAGET, MALARDE, POMMERET, LORBLANCHET… mais déjà Dourbies approche avec la montée du Suquet qui m’avait fait tant mal l’an dernier.

Dourbies donc, deuxième ravitaillement, l’occasion d’apercevoir brièvement mes suiveurs qui y vont de leurs encouragements. La course va maintenant vraiment commencer, du moins c’est ce que je pense encore à ce moment là……

En file indienne, nous commençons la première montée qui peut créer des écarts, et à peine l’ ascension attaquée que me voilà à la peine. J’insiste quelques centaines de mètres, reviens sur MALARDE et LAGET, alors que LORBLANCHET à creuser un petit écart. Tout juste rentrer, je paye mon effort et saute à nouveau, mais cette fois définitivement. Le plus inquiétant sont ces douleurs de début de crampes aux adducteurs. Je ne force plus et monte à mon allure. Pour le podium, c’est déjà mort, il ne reste plus que le titre de champion de France, et pour cela il me faut être au pire quatorzième.

Ludovic POMMERET fait la jonction avec moi peu après le sommet, et fonce dans la descente sur Tréves sans se poser de question. Un regain de fierté, je m’accroche à Ludo. Même si je ne le suis qu’à distance, je le retrouve une fois sur la route peu avant le village de Tréves. Passage à vide pour lui, il me lance “j’arrête”. Nous avons intérêt à avancer à deux, aussi je l’encourage et lui fait part de ma course de l’an dernier, ou personne ne m’avait reprit même si j’avais beaucoup marché. Pour moi, la montée loin d’être énorme sur Causse-Begon et son troisième ravitaillement s’avérera laborieuse. Quelques mots avec Jean-Luc, j’attends Ludo, direction la seule partie que je n’ai pas reconnu: Cantobre. Une nouvelle fois je me fais lâcher dans la descente sur St Sulpice d’une bonne minute, mais reviendrais sur Ludo dans la montée. Les sensations de début de crampes sont toujours là. J’essaye de lâcher à mon tour Ludo, mais vais payer mon effort et bientôt me retrouver à la dérive. Cette fois Ludo s’en va et je ne le reverrai plus. Dans la grosse descente cassante sur Cantobre ce sera Vincent DELEBARRE, au moulin de Cantobre Franck MANTEL. Franck qui m’encouragera en me criant dessus: Qu’est-ce que tu fous là ??? me lança t-il. Curieux sentiments d’être à la dérive, de se faire doubler et donc de perdre des places, mais d’être heureux de la bonne course de Franck, ou encore de Gilles GUICHARD qui me doublera sur fin de course peu avant le roc Nantais.

Cela en sera bientôt fini. Huitième donc et champion de France….!

Grosse déception donc, sans exagérer , la plus grosse déception de ma carrière….

Sponsors
Get the Flash Player to see the slideshow.
décembre 2008
L Ma Me J V S D
« nov   fév »
1234567
891011121314
15161718192021
22232425262728
293031  
  • Statistiques
    76232 visiteurs au total