Archive for juin, 2009

2éme victoire à l’Aubrac

Lundi, juin 22nd, 2009

MARATHON DES BURONS 2009 by adidas
Thierry Breuil époustouflant.

                                                                                                      En dépit d’un plateau de haut niveau, Thierry Breuil l’emportera avec une facilité déconcertante.

Relax, le sociétaire du CA Brive avait déclaré ce matin avant l’épreuve que les conditions climatiques ne l’impressionnaient pas, car crossman il est habitué à s’adapter à des températures hivernales, telles que celles que les participants ont dû affronter aujourd’hui. Si ces jours derniers la France semblait plongée dans une étuve, en Lozère, à Nasbinals le mercure affichait seulement 6° ce matin. Mais Thierry, dans une forme exceptionnelle s’est vite réchauffé et en compagnie de David Laget, il scotchera rapidement les autres prétendants à la victoire.A l’arrivée, grisée par l’euphorie il déclarera simplement, après 3h09′59” d’effort : « J’étais dans un bon jour. Je n’osais pas me le dire. Avec David, on est parti d’entrée et on s’est mis d’accord. Pour que l’un d’entre nous gagne, on avait intérêt à se relayer, afin de maintenir l’allure et ne pas permettre aux autres de revenir sur nous. Au 30ième km, lorsque l’on a abordé la piste de ski, j’ai accéléré et je me suis retrouvé seul. Là, j’étais bien décidé à ne pas lâcher le morceau et j’ai donné jusqu’au bout. » Puis, il ajoutera : « Ce trail est dans mes cordes. Il n’est pas trop long et présente un dénivelé important. Enfin, c’est de bon augure pour les championnats du monde dans 3 semaines. Ca me donne le moral et ça fait toujours plaisir d’être le premier à réaliser le doublé sur une épreuve. »
David Laget son adversaire coupera le finish en 3h12′23”. Pas malheureux pour autant, il reconnaîtra la supériorité de son adversaire : « Les qualités de grimpeur de Thierry ont fait la différence dans la bosse du 30ième km. Les templiers s’annoncent bien. Je viserai la victoire. Le fait de ne pas être sélectionné aux championnats du monde va me permettre de les préparer tout l’été »
Franck Mantel complétera le podium en 3h19′19”, alors que l’an passé il s’était écroulé. « Même si le parcours a changé, maintenant je connais la région. J’ai fait une course régulière. En plus, j’ai beaucoup travaillé, car je dispose de plus de temps pour m’entraîner. Mes contraintes professionnelles ont évolué. Désormais, je peux m’inscrire dans une stratégie de préparation physique » : Indiquera-t-il ?

Aurélia Truel sera la première féminine à franchir la ligne d’arrivée, suite à un chrono de 3h59′55. Cette « Spécialiste de la montagne » avouera : « C’était dur. Je n’avais pas beaucoup de jus, mais comme je fais du cross, des semis et du marathon, la seconde partie a été plus facile pour moi. Cependant, mon petit gabarit m’aide à grimper. Le fait que l’on puisse courir tout au long du parcours rend cet effort éprouvant. Dans une course cumulant un dénivelé énorme, on est obligé d’alterner course et marche, ce qui permet de récupérer un peu. »
 
 

 

 

Christophe Rochotte

Interview Aubrac RUN IN LIVE.

Vendredi, juin 19th, 2009

THIERRY BREUIL
« Réaliser le doublé me ferait du bien »


Vainqueur de l’Aubrac et du TTN en 2008, Thierry Breuil rêve d’une seconde victoire au Marathon des Burons, afin d’aborder avec assurance les championnats du monde qui auront lieu dans 3 semaines.
Pas très bien. Je termine second de la Piste des Seigneurs derrière Thomas Lorblanchet. Une course à laquelle j’avais consacré une grosse préparation et où j’échoue de peu et où une fois de plus, Thomas me bat. Ensuite, en avril j’ai participé au Trail de la Drôme. Une épreuve que j’avais prévu de courir simplement en passant, parce que je me situais dans une phase de décompression après la Piste des Seigneurs. Mais je n’ai pas été terrible et j’ai été déçu de ma performance. En fait en avril, j’ai eu un petit peu de mal à me remotiver et à repartir à l’entraînement. Donc, une mauvaise période. Mais j’ai retrouvé la pêche et en mai, ma victoire aux Gendarmes et aux voleurs de temps m’a boosté le moral.


Quelle préparation as-tu suivi en vue de l’Aubrac ?
C’est un petit peu spécial à exprimer. Grâce à mon titre de champion de France 2008, j’ai été sélectionné pour les mondiaux 2009 et par rapport à l’an passé, l’Aubrac ne représente pas le temps fort de ma saison. Je pense avant tout aux championnats du monde, prévus dans 3 semaines. Depuis avril l’entraînement va crescendo avec des séances de plus en plus longues, avec de plus en plus de dénivelé et avec deux compétitions : les 30 km à Ambazac, plus les 44 dimanche. Cela pour aboutir à encaisser les 68 km du mondial. Ainsi, je me présente à l’Aubrac en surfant plus sur un état de forme, que sur une préparation spécifique.

Qu’apprécies-tu le plus à l’Aubrac ?

Les paysages. C’est unique avec les burons, plus ces grandes prairies vallonnées et parsemées de gentiane et les bois. Je garde un excellent souvenir de cette épreuve. Et pas uniquement parce que j’ai gagné.

Quelles difficultés présente cette épreuve ?

Bon, il ne s’agit pas de haute montagne et le dénivelé n’est pas vraiment important. Le plus dur demeure les passages qu’empruntent également les bovins. Le sol a été martelé du pas des vaches et il faut faire constamment attention. Ca rend les appuis délicats au niveau des pieds. Le mouvement n’est pas naturel et de progresser sur un terrain instable, ça finit par fatiguer encore plus. Egalement, nous serons 1200 partants et contrairement à un trail où il n’y a que 200 à 400 coureurs, si l’on joue la gagne on ne peut pas se permettre de partir trop lentement. Mais en même temps, il faut savoir gérer son effort.

Qui considères-tu comme tes principaux adversaires ?

A priori ils sont nombreux. Evidemment David Laget, Damien Vierdet, Yohann Meudec qui s’entraîne avec Thomas Lorblanchet et qui a fait de bons résultats dernièrement, plus d’autres. Je sais que Gilles Guichard a connu de petits soucis à un mollet et a décidé de se limiter au 21 km.

Sur ce parcours pas excessivement technique, l’ancien marathonien à 2h18′ qu’est David Laget ne sera-t-il pas avantagé ?

Avoir été un marathonien n’est pas un avantage. Aujourd’hui, il faut être trailer avant tout. Peu importe que l’on vienne de la route ou de la montagne, le trail s’est forgé sa propre culture et sa spécificité. Pour réussir dans cette discipline, il faut s’y adapter et en devenir un spécialiste. Et le niveau de l’élite est à la hausse. L’an dernier gagner l’Aubrac fut une grande fierté. C’est une de mes plus belles victoires, mais je sais que cette année le plateau sera plus relevé. Désormais, rentrer dans le top 10 des épreuves du TTN relève de l’exploit. En 2008, les courses se jouaient encore entre 4, 5 coureurs. Dimanche, il y aura forcément des athlètes qui malgré une bonne carte de visite ne rentreront pas dans les 10 premiers. Le vainqueur sera celui qui saura le mieux finir, puisque les derniers km ne sont pas faciles.

Aussi ne faudra-t-il pas savoir gérer la semi autonomie ?

J’espère qu’à ce niveau la police sera faite. Il m’insupporte de plus en plus de constater que des coureurs ne respectent pas le règlement. Trop de coureurs se ravitaillent hors zone. Par rapport au matériel obligatoire à emporter il y a également de la triche, puisqu’il y a rarement de contrôles. Après, certains peuvent partir plus légers et profiter de bidons fournis, tout au long du parcours. Plus que la triche, ce qui m’est pénible, c’est qu’en ne respectant pas le règlement certains nuisent à l’esprit du trail. Si le trail doit rester un espace de liberté, il n’en demeure pas moins que l’évolution au sein de cet espace implique le principe de l’équité. Le règlement rend le trail stratégique. Non seulement, il faut savoir gérer son effort, mais également ses ravitaillements. Au fond, ceux qui enfreignent la règle du jeu n’ont rien compris à l’essence du trail.

Sinon, quelle est ton ambition ?

Je pars pour un doublé. J’en ai besoin pour maintenir la confiance, car malgré tout on fonctionne au moral. Ma victoire à Ambazac m’a galvanisé. Une victoire de plus avant les championnats du monde, ce serait l’idéal. Ca démultiplierait mon assurance.

Enfin, fort de ton expérience quel conseil pourrais-tu donner à des néophytes, ambitionnant simplement d’aller au bout ?
De partir comme s’il s’agissait de courir un footing. La fin sera toujours suffisamment dure. Quand on observe le profil de la course, on a l’impression qu’il y a peu de dénivelé. Or, durant les derniers km au cœur des prairies, il y a plusieurs passages où ça grimpe et ce n’est pas évident à négocier.

Christophe Rochotte

Voleurs de Temps !!!

Mercredi, juin 3rd, 2009

Un week-end pas trés loin de la maison, pour la course nature de ma région qui m’a donné envie de me lancer, les Gendarmes et les Voleurs de Temps à Ambazac. Départ samedi matin aprés une trés courte nuit (10 kms de Brive en nocturne en spectateur), afin de prendre possession d’un gite prés du départ et du village d’exposants. Dernier petit footing à midi, à H-24 en pleine châleur. Tout va bien, je suis ultra motivé.

Réveil matinale avec le départ pour la randonnée et 1600 marcheurs dés 8h, et la prise du micro de Jean-Pierre BUIX le speacker. Dés 9h30, c’est 1200 coureurs sur le 10 kms avec Annette SERGEANT (3éme), et Christine (7éme). Puis c’est déjà le moment de se préparer. La course a fait le plein, la météo est trés belle. Une petite photo avec les copains du “Team JL Bonillo” auquel se joindra gentiment Laurent JALABERT, collégue GO2, et petit échaufement pour un départ qui devra être rapide pour s’extirper de la masse.

Midi, nous sommes tous aux ordres du starter sur 200m de large. Trois gendarmes en tenue d’époque montent fierement leurs chevaux, et foncent avec cet énorme peloton à leur trousse pendant qu’un hélicoptère filme cette poussière levée par ces milliers de coureurs.

Alors qu’il me semblait être bien parti, nous sommes une dizaine ensemble au bout de la première ligne longue de 200m. Le parcours vire ensuite sur la droite en montée. Je temporise puis accélère tout de suite assez violement et me détache. A la fin de cette première boucle dans ce grand prés, je compte 50m d’avance et suis à une allure de cross. Je passe devans ces milliers de spectateurs amassés le long de la rubalise, et me fond dans la forêt le peloton à mes trousses. Rien n’était vraiment prémédité. Ne suis-je pas partis trop vite, plus vite encore que l’an passé? Je fais les 5 premiers kms sur ces bases, puis à l’amorce de la première longue côte, léve le pied afin de bien encaisser la montée. L’avantage, c ‘est que pour cette troisième participation, je maîtrise beaucoup mieux le parcours et ses difficultés.

Une fois parvenu en haut, je commence à gérer mon avance et essaie de prendre des écarts avec les coureurs sur mes talons. Déjà une demi-heure de course, premier gel, un verre d’eau au ravitaillement, j’ai plus de deux minutes d’avance, combien exactement, je ne sais pas.

Jusqu’au 22 éme kilométre, la course se fera ainsi. Par moment, il faut s’interdir de penser à la victoire afin de bien rester concentrer sur sa course. Je gére maintenant tous mes efforts depuis une bonne heure et demie et attaque la dernière grosse difficultée. Mr MAJEUX, traceur de la course m’invite à la prudence au pied de celle-ci. En fait, j’ai reconnu la fin de parcours à partir de ce point précis, la veille lors de mon dernier footing. Je sais donc bien le profil qu’il me reste.

Pourtant, ne pouvant vraiment connaître les écarts et étant donc “inquiet”, les deux derniers kilométres seront difficile. Mais j’aperçois déjà la dernière montée sur la chapelle et ses marches noyées d’une foule dense et trés bruyante. Malgré les douleurs aux adducteurs, je peux laisser éclater ma joie: troisième victoire sur cette course un jour particulier, celui de mes 37 ans!!!!

En avant les GDV…

Mardi, juin 2nd, 2009

Quelques semaines que je ne me suis pas exprimé, faute à une baisse de moral importante. Surmenage!!

Je reviendrai certainement sur ma 3éme place du trail de la Drome derrière un trés bon Julien RANCON, dés que j’aurais un peu plus de temps.

Départ ce matin pour une course trés importante dans mon coeur. Non pas un trail, mais une course nature dite découcerte de 32 kms dans les monts d’ Ambazac. Les Gendarmes et les Voleurs de Temps. Une course dans ma région, et j’y suis attaché, qui a encore fait plus que le plein. Les inscriptions sont closes depuis plusieurs semaines. Ce ne seront pas moins de 1000 coureurs sur le 10 kms, 1400 sur la randonnée, et 3300 sur l’épreuve phare longue donc de 32 kms pour 1000m de dénivellé.

Qui plus est, une course de l’Adidas Club Course et toute la “famille” qui va avec même si Gilles, Damien, David ne seront pas là. Mais une course qui attire des coureurs plus ou moins novices. Mon “aventure trail, est née sur cette course abordable pour des coureurs de route, semi ou marathoniens et qui pour cela porte bien son nom de découverte. C’est justement pour cette raison que l’on retrouvera entre autre David ANTOINE que l’on ne présente plus, plusieurs fois champion de France de marathon et récement 2h22′ au marathon du mont St Michel, Benoit HOLZERNI d’endurance 72, 2h24′ à Paris cette année, vainqueur du 21 kms à l’Aubrac l’an dernier, Ludovic VERGNAUD trés en forme et chez lui. Et en guest star Laurent JALABERT qui comme moi porte les couleurs du “Team GO2″.

La forme et le plaisir sont revenus. Donc place maintenant au plaisir d’une bonne compétition type cross trés long!!!

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