
Un week-end pas trés loin de la maison, pour la course nature de ma région qui m’a donné envie de me lancer, les Gendarmes et les Voleurs de Temps à Ambazac. Départ samedi matin aprés une trés courte nuit (10 kms de Brive en nocturne en spectateur), afin de prendre possession d’un gite prés du départ et du village d’exposants. Dernier petit footing à midi, à H-24 en pleine châleur. Tout va bien, je suis ultra motivé.
Réveil matinale avec le départ pour la randonnée et 1600 marcheurs dés 8h, et la prise du micro de Jean-Pierre BUIX le speacker. Dés 9h30, c’est 1200 coureurs sur le 10 kms avec Annette SERGEANT (3éme), et Christine (7éme). Puis c’est déjà le moment de se préparer. La course a fait le plein, la météo est trés belle. Une petite photo avec les copains du “Team JL Bonillo” auquel se joindra gentiment Laurent JALABERT, collégue GO2, et petit échaufement pour un départ qui devra être rapide pour s’extirper de la masse.
Midi, nous sommes tous aux ordres du starter sur 200m de large. Trois gendarmes en tenue d’époque montent fierement leurs chevaux, et foncent avec cet énorme peloton à leur trousse pendant qu’un hélicoptère filme cette poussière levée par ces milliers de coureurs.
Alors qu’il me semblait être bien parti, nous sommes une dizaine ensemble au bout de la première ligne longue de 200m. Le parcours vire ensuite sur la droite en montée. Je temporise puis accélère tout de suite assez violement et me détache. A la fin de cette première boucle dans ce grand prés, je compte 50m d’avance et suis à une allure de cross. Je passe devans ces milliers de spectateurs amassés le long de la rubalise, et me fond dans la forêt le peloton à mes trousses. Rien n’était vraiment prémédité. Ne suis-je pas partis trop vite, plus vite encore que l’an passé? Je fais les 5 premiers kms sur ces bases, puis à l’amorce de la première longue côte, léve le pied afin de bien encaisser la montée. L’avantage, c ‘est que pour cette troisième participation, je maîtrise beaucoup mieux le parcours et ses difficultés.
Une fois parvenu en haut, je commence à gérer mon avance et essaie de prendre des écarts avec les coureurs sur mes talons. Déjà une demi-heure de course, premier gel, un verre d’eau au ravitaillement, j’ai plus de deux minutes d’avance, combien exactement, je ne sais pas.
Jusqu’au 22 éme kilométre, la course se fera ainsi. Par moment, il faut s’interdir de penser à la victoire afin de bien rester concentrer sur sa course. Je gére maintenant tous mes efforts depuis une bonne heure et demie et attaque la dernière grosse difficultée. Mr MAJEUX, traceur de la course m’invite à la prudence au pied de celle-ci. En fait, j’ai reconnu la fin de parcours à partir de ce point précis, la veille lors de mon dernier footing. Je sais donc bien le profil qu’il me reste.
Pourtant, ne pouvant vraiment connaître les écarts et étant donc “inquiet”, les deux derniers kilométres seront difficile. Mais j’aperçois déjà la dernière montée sur la chapelle et ses marches noyées d’une foule dense et trés bruyante. Malgré les douleurs aux adducteurs, je peux laisser éclater ma joie: troisième victoire sur cette course un jour particulier, celui de mes 37 ans!!!!

