Archive for juillet, 2009

Mon C.R Serre-chevalier

Jeudi, juillet 16th, 2009

 Vendredi matin 6h, départ de Nespouls en Corrèze avec Jean-Luc, Sylvie sa femme, et Christine, direction Serre-chevalier ou je serais le dernier arrivé pour former l’équipe de france de Trail.

Quelques heures de route plus tard, mes accompagnateurs me posent à l’hôtel le Rift Blanc à Monestier les bains. Jean-François PONTIER et Philippe PROPAGE m’acceuillent et je monte dans ma chambre rejoindre mes deux compagnons masculins: Gilles GUICHARD et Thomas LORBLANCHET. Première surprise, la taille de la chambre pour trois jours, à peine 4m sur 4. Trois petits lits à peine distant les uns des autres d’un métre! Est-ce pour forger l’esprit d’équipe?

Samedi matin, aprés un petit déjeuner en commun, nous partons sous un beau soleil sur le parcours. Nous reconnaissons les 4 derniers kms de la course en aller retour. Petit footing terminé avec Thomas par 3 lignes de 1′ plus vives. Puis s’en suit un moment avec nos proches venus nous soutenir. Je rejoints donc Sylvie, Christine et Jean-Luc à la terrasse d’un bar entrain de boire un café et de lézarder au soleil. Trés vite le repas de midi, une petite sieste (début de préparation des affaires en ce qui me concerne: camel ou porte bidons, n’est-ce pas Thomas!!). 15h30, briefing avec l’encadrement pour peaufiner le règlement, tout ne va pas etre simple. Cérémonie d’ouverture avec défilé des différentes nations dans le village de monestier en tenue nationale, suivie des traditionnels discours. Le temps passe vite, on en oublierait presque qu’il y a une course demain. Et pour moi, se préparer pour une course comme celle-ci ne se fait pas en deux temps trois mouvements. Je ne suis pas à l’aise le soir aprés le repas, car mes compagnons sont déjà couchés et attendent aprés moi pour dormir.

Le lendemain, tout ira trés vite, et nous serons vite sur la ligne de départ. Il fait encore bien nuit, et les premiers kilométres en faux plat montant sont courus dans l’obscurité, et nous peinons à savoir ou mettre nos pieds. La course est partie doucement à mon sens, les favoris rapidement aux avants postes. pour ma part je suis bien. J’attends tranquillement que la pente s’éleve et donc le début du Galibier.

Là encore tout va bien, et sous l’impulsion de Thomas et d’un coureur japonais, nous partons à quatre avec Emmanuel GAULT. Mais je ne force pas, et les jambes tournent bien. Jusque au sommet du Galibier, tout se passe pour le mieux même si j’ai laissé partir Thomas. Ensuite une trés longue descente, rude au début. Je reviens assez vite sur le Japonais, puis Thomas mais en compagnie de Vincent DELEBARRE et de Guillaume LENORMAND qui ménent grand train dans la descente. Vincent connait ces chemins comme sa poche. Je m’accroche tant bien que mal à ce groupe. Enfin le fond de vallée, et la rubalise semble reprendre de l’altitude. Aussitôt mais jambes vont mieux, nous prenons de l’avance avec thomas sur nos compagnons d’échappée.

Interview Brive mag.

Mercredi, juillet 15th, 2009

Thierry Breuil, 5e au mondial trail

 

Thierry Breuil. Photos archives Christophe PhélizonLe Briviste  Thierry Breuil se classe 5e au challenge mondial de trail qui s’est tenu ce week-end à Serre-Chevalier. Plutôt pas content, malgré la performance. Joint ce matin par téléphone, le cabiste revient sur ce “trail des Cerces” où l’Auvergnat Thomas Lorblanchet remporte le titre mondial. Où l’équipe de France monte aussi sur la plus haute marche du podium.

 

Cette année, l’IAU avait choisi de caler son world challenge sur la 11e édition du “trail des Cerces”. Au menu: 68km affichant 3500m de dénivelé. Pas une mince affaire! “C’est la pire course de ma vie“, affirme le Briviste champion de France de trail. Il termine l’épreuve en 7h26′28”. Son compatriote Thomas Lorblanchet emporte le titre en 6h38′18”… quelque 48 minutes devant lui. “C’est un extra-terrestre”, s’extasie Thierry.

Le Briviste a beau recevoir depuis dimanche des félicitations, il n’en démord pas: “Pour moi, c’est une très mauvaise course.” On reconnait son côté perfectionniste. “Même si je m’étais bien préparé, je ne suis pas taillé pour ce type d’épreuve, avec de forts dénivelés, jusqu’à 43% pour le col des Beraudes. Alors tu marches, pendant une heure. Moi, ça m’a flingué. Est-ce qu’on peut d’ailleurs encore parler de course? Je suis pas un montagnard. Ce que j’aime dans la course, c’est justement courir, la vitesse.” Thierry n’en est pas moins 5e sur le papier mondial. “Mais, comme la course était open, il y a en fait neuf coureurs devant moi.” Et ça Thierry a du mal à l’encaisser. “Ça me dérange d’être battu par des gens qui n’étaient pas sélectionnés en équipes nationales.” Question d’éthique!

Pour l’heure, Thierry va un peu lever le pied. Et pour cause, il se marie dans trois semaines: tous nos vœux de bonheur! Le Briviste n’ envisage pas moins de s’aligner sur quelques courses du coin: peut-être, les 20km de Meyronne dans le Lot, ce dimanche 19 juillet, les 10km de Branceilles le 7 août…

Thierry a aussi pris son bâton de pélerin pour promouvoir une toute nouvelle épreuve dont il est le fervent parrain: un “week-end trail” en Corrèze… “we can try” invite le dépliant d’appel pour les 19 et 20 septembre prochains. Il s’agit d’un rendez-vous à la fois sportif et convivial, à la découverte de la vallée de la Dordogne: deux jours, trois épreuves dont une nocturne, avec bivouac à la clé. “Presque tout le monde peut le faire, il n’y a pas besoin d’être un sportif confirmé”, affirme Thierry Breuil. “Quel que soit leur niveau, les coureurs vont vivre ensemble, camper, manger, échanger les conseils… Ça va montrer que les meilleurs sont accessibles, des gens comme tout le monde.” Si l’aventure vous tente, les inscriptions se font directement en ligne sur le site du week-end trail.

 

En route pour Serre-Che!

Jeudi, juillet 9th, 2009

Thierry Breuil au Mondial trail

Thierry BreuilThierry Breuil, notre champion de France trail en titre, participera ce dimanche 12 juillet au 2e Mondial trail à Serre-Chevalier et portera les couleurs tricolores. Pas une mince affaire: la course nature affiche 68km avec 3.500 mètres de dénivelés ! Et en plus, le départ a lieu à 5h du matin. Que du bonheur !

 

Le “trail des Cerces”, comme on l’appelle, existe depuis dix ans, mais si jeune que soit cette course nature, elle a déjà su se tailler une réputation aussi solide que son relief. Et se rallier les amateurs du genre avec 1200 participants en 2008. Cette année, la course se double en plus du world trail challenge, deuxième du genre (celui de l’an dernier avait été annulé). Il y aura donc la course dans la course, avec une vingtaine d’équipes nationales venues d’Europe et d’encore plus loin, comme les Etats-unis ou le Népal.

Le record de l’épreuve est de 6h20! “Forcément, ça va être long”, anticipe Thierry Breuil. Il a beau être champion de France trail en titre (ce qui lui vaut d’ailleurs cette participation au Mondial), le Briviste sait bien qu’il n’est pas vraiment taillé, lui, pour cette épreuve. “Je me débrouille bien sur 40km, sans aussi gros dénivelés. En Corrèze, on n’a pas ce relief alpin. ” C’est sûr. Lui qui vient de la piste et du cross, il reste adepte de la vitesse, même avec ses 37 ans au compteur dont 25 ans de course dans les mollets. “Je vais devoir mieux gérer mon effort, pour ne pas marcher sur les 20 derniers kilomètres.”

Il faut savoir que la première côte vous emmène d’emblée au sommet du Galibier: 1200m de dénivelé. “Les premiers mettent 1 heure trente pour la gravir.” Mais Thierry veut garder espoir. “Je me suis préparé”, argumente le cabiste. Il y a quinze jours, il était d’ailleurs en stage obligatoire avec l’équipe de France. Un stage qui l’aura laissé “dans l’expectative”.

L’équipe nationale quant à elle, fait carton plein des effectifs permis. Elle compte donc cinq coureurs avec d’office les deux champions et vice champions de France trail, hommes et femmes. S’y ajoute Thomas Lorblanchet, le vainqueur de la course mythique des Templiers, qui lui, est un spécialiste du genre. “Il faudra le suivre”, prévoit Thierry. “Et puis, ça sort du quotidien. La course, c’est ma passion, alors quel que sera le résultat, c’est déjà une belle histoire. Porter du bleu, blanc, rouge sur le dos n’est pas donné à tout le monde.” Tout à fait Thierry… et on est derrière toi.

Pour info, voici le parcours des 68km de ce Mondial trail. Et ça laisse sans jambes!

parcours-du-trail

Un bon jour…!

Jeudi, juillet 9th, 2009

David donne l'allure...

Que pourtant cela a été dur de s’entraîner ces trois dernières semaines, entre les gendarmes et les voleurs et cette nouvelle édition dans l’Aubrac, du marathon des Burons. Une énième panne de motivation, pourtant le plan d’entraînement de Jean-Luc sera fait à la lettre. Un dernier rush au boulot en fin de semaine et départ pour l’Aubrac le vendredi midi ou nous devons retrouver un bon nombre d’amis, la course faisant partie du circuit Adidas.

Arrivés en fin d’après-midi, il fait déjà relativement froid à Nasbinals d’ou sera donné le départ dimanche matin. Un écart de température de 14°, il ne fait que 15°. Surprise aussi de retrouver ce fabuleux village soudainement très  tranquille, quand on a connu l’affluence qu’il peut connaître un jour de course.

Bref, tout ça pour dire qu’une fois arrivé, je me suis tout de suite sentis bien, et avec une grosse envie de courir. Damien VIERDET lui aussi est déjà là, on ira mangé dans un superbe petit buron à la nuit tombée, au milieu du brouillard tombant, des plats typiques régionaux: saucisson, pâté, jambon puis aligot… local quoi!!

Dés le lendemain avec Damien, c’est re reconnaissance des 10 derniers kilomètres de la course. Nous sommes très surpris du temps. Un vent très fort et à peine 8° à 10H. Je suis à peine couvert et il fait froid. Nous retrouverons vite deux bénévoles de l’organisation et leur donneront vite un coup de main: à eux la peinture, à nous la rubalise. Du coup, footing tout en dilettante, mais la fin du parcours est vue et notre footing fait, c’est bien le principal.

Dimanche matin, réveil très tôt pour une part de gâteau GO2 aux fruits rouges et un café, puis direction Nasbinals. Les coureurs attendus sont là. Très vite nous sommes appelés sur la ligne, un bisou à Odile et nous voilà partis.

La sortie de Nasbinals par la route se fera à un train  de sénateur, mais David LAGET prendra vite la course à sa main. Je suis très surpris mais n’en dis rien car la relance est vive. Mais ma surprise est plus grande encore de voir que tout le monde nous a laissé partir. Je souhaitais un début de course lent, mais j’estime qu’on ne peut pas laisser partir un coureur comme David.

Après 6 km de course trois coureurs, Damien, Emmanuel GAULT, Yhoan MEUDEC sont tout prés de boucher le trou sur nous, mais David les voyant se rapprocher relancera et nous resterons longtemps tous les deux. Moi, je reste le plus concentré possible, dans la “trace ouverte par David. Je bois et me ravitaille selon mon plan de route. Le trou est bel et bien fait, nous possédons plus de 2′ d’avance. David ne se pose aucune question, semble à l’aise. L’allure est vive, autour de 16 km/h, 18 km de course et nous voilà au seul ravitaillement de l’épreuve. David, qui possède deux petites gourdes en ceinture ne s’arrête pas. Moi, je change à la volée ma ceinture double porte bidons que Jean-Luc me tend. Même pas une seconde d’arrêt, et en avant vers les 26 derniers km.

A ma grande surprise, les km passent, et mon état physique ne varie pas, toujours aussi bien. Je sens que je pourrais relancer ou même partir, mais nous nous entendons pour aller plus loin ensemble afin d’assurer ces deux premières places.

En l’espace de 6 mois, David m’a battu par deux fois, aux Templiers en octobre dernier, et plus récemment à la Drome en Avril. J’ai prévu d’attendre la grosse montée, en fait une piste noire de ski, vers le 30ème km. Nous y voilà, elle n’est pas bien longue, à peine plus de 1200m, aussi j’accélère dés que la pente s’élève, et le trou avec David se fait très vite. A mi côte, Jean-Luc est là et crie ses encouragements!!! Arrivé à sa hauteur, je lui glisse que je viens à peine de lâcher David, que la course est loin d’être gagnée.

Je poursuis mon effort le plus possible, marche les derniers mètres, me retourne en haut. Le trou est important, mais l’adversaire à un sacré tempérament de guerrier, aussi, les kilomètres suivant sont avalés comme un cross. Quelques dix kilomètres, dans des chemins propres, herbeux dans une forêt domaniale, que j’avale sans calculer pour ne plus être à porter de vue.

La dream Team!!

Cela sent la course gagnée, l’arrivée se profile. Les bons moments, les meilleurs pour moi approchent. Il n’y a rien de mieux que de pouvoir partager sa joie, celle d’une course bien menée, avec ses proches venues encourager ou des amis. Aussi, quelques dizaines de mètres avant la ligne, les bisous avec Sylvie (épouse de mon entraîneur) Odile (organisatrice en chef!!) et bien sur Jean-Luc (une victoire comme toutes les victoires que je lui dois) sans oublier Yann (commercial attachant de chez Adidas, merci Yann). Des moments que je garderai bien longtemps dans mes plus beaux souvenirs de trail…

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