Gruissan 2010.

C’était donc l’ouverture de la saison trail ce week-end à Gruissan. Un trail long de 50 Kms très « caillouteux », cette année avec un fort vent, annoncé à 70 km/h et une température avoisinant les 0°.

J’ai attaqué mon entraînement en vu de l’écho trail de Paris il y a six semaines. Quelques jours de relâche cependant histoire d’avoir quelques sensations. Une vue rapide sur les inscriptions d’avant course, impressionnant. Visiblement, le TTN 2010 sera encore plus disputé. Le top 10, voir 15 sera de toute beauté, et une belle consécration pour les organisateurs.

Quand à moi, ma dernière séance à J-10 s’est avérée bonne. J’en ai un peu plein les jambes, mais je suis content de passer par la case course, d’autant que Christine, Jean-luc et Sylvie m’accompagne.
Petit footing samedi en fin de matinée, je prépare mes affaires et mon ravitaillement samedi après midi, et assiste à la pasta party avec mon Gilou et nos épouse avant de regagner notre hôtel.
Mais il fait froid, y compris dans nos chambres. Je passe la nuit sans me réchauffer et je n’ai pas beaucoup d’entrain au lever dimanche, j’ai même un peu perdu mon envie.

Je change de tenue, et décide de courir couvert, troc ma ceinture gourde contre un camel.
A peine 5’ de footing avec le blouson d’hiver et c’est le départ. Comme souvent quand il est présent, B.Laval part en tête et je lui emboîte le pas. L’allure est déjà vive pour un 50 kms. Je suis anxieux, et mène le groupe jusqu’à la première bosse, un bon 300m à 10%. Julien, passe tout de suite. Je ne peux le suivre et surprise, mes jambes me présagent une course moins bonne que je ne le pensais.

Regroupement en haut, cinq six coureurs se détachent, en plus de Julien et moi, D. Vierdet, D.Laget, P.Bringer, E.Gault, B.Laval ferme le groupe qui s’étire. Je laisse Julien menait un bout, puis sans l’avoir prémédité, je passe et relance bien dans le but de perdre des unités. Nous sommes rapidement plus que quatre , les trois « Adidas » et Juju évidement. Ceci dit, j’en remet à plusieurs reprises. David et Damien font sans cesse le yoyo à la moindre bosse, mais au fur et à mesure des Kms je le fais aussi avec Julien qui est facile, particulièrement en côte.

Je ne fais déjà pas une course intelligente, car en même temps que je fais mal derrière, je sens bien que je m’expose, avec des jambes dures rapidement à plus de 30 Kms de l’arrivée. Sur les parties plates en revanche je suis mieux et rentre quatre, cinq fois sur Julien. J’ai de plus un problème avec mon ravitaillement (1.5 l de boisson sur le dos), je n’arrive pas à aspirer ma boisson énergétique et abandonne l’idée de me ravitailler.

Vers le 20éme km, je suis lâché à mon tour, et vite dépité. Mon moral en prend vite un coup, et je négative tout ce qui se passe autour de moi et ne cesse de me retourner. J’en ai marre de tous ces cailloux, de ces virages, canyons ….la spirale infernale. Je sens bien que je n’avance plus, les écarts avec Julien flambent….

J’attends avec impatience le 33 éme km avec le ravitaillement, et surtout les quinze derniers km plus roulant, avec des bosses, oui, mais moins de cailloux. J’y arrive enfin, j’ai pris plus que tout mon temps dans la partie descendante le long des falaises et je sais que cela a du revenir sur moi. C’est ça, D.Laget est à 20 » avec un coureur que je ne reconnais pas. Moi, j’ai des douleurs au ventre, tantôt fortes, tantôt elles sen vont. Un fond (mais vraiment un fond) de coca au ravitaillement et je repars. Le soleil est bien sortit maintenant, je n’ai toujours pas quitté mon coupe vent, mes gants et mon sac bien rempli.

Cependant, le profil et la nature du chemin sont plus conforment à ma préparation pour l’écho trail. J’ai de plus relâché mon effort un e bonne dizaine de kms. Le moral revient, me voilà repartit avec l’idée que je serais le premier…..derrière Juju. Je retrouve des sensations, de bonnes sensations même. Je me retourne et prends des écarts. Mes 20 » se transforment vite en minutes
Enfin l’arrivée. Je suis déçu. Avant tout après la mauvaise course que j’ai produite et qui m’a emmené à finir à 14’ de Juju, avec un gros passage à vide.

Heureusement, après une bonne douche, nous passerons un bon moment au sein du team avec Gilou, Damien ( qui fait une belle course) et Romu, le dernier venu (petite entorse). Un bon moment de convivialité autour du cassoulet d’après course.

Au final, beaucoup de « favoris » au départ, un record sur une manche du TTN, mais à peine un sur deux à l’arrivée, entre plusieurs entorses et quelques « clignotants ». Pour ma part, je suis donc le « premier » coureur derrière un intouchable Julien dimanche sur un format comme celui-ci.
Maintenant, quelques jours de récupe et reprise de l’entraînement pour 80 Kms à Paris, ce pourquoi je m’entraîne depuis début janvier!

5 Responses to “Gruissan 2010.”

  1. patrick Says:

    Comme quoi le mental est très important dans notre sport si exigent.
    Bonne saison à toi.

  2. fait jean-phy Says:

    Plaisir ,mental sont aussi les clefs essentiel de la réussite !!
    Bonne prépa et à bientôt sur l’éco trail.

  3. mons.laurent Says:

    2eme sur ce trail “phoebus”avec le niveau très relevé des forces en présence c’est quand meme une bonne pèrf pour commencer une saison qui va etre longue et passionnante.à bientot Thierry.

  4. olivier Says:

    C’est bien, c’est très bien de voir que même les plus grands champions ont leurs passages à vide. Ca ne remet pas en cause ton niveau et ton talent mais ça permet à beaucoup de se rendre compte que les meilleurs ne sont pas des “machines”. Bonne prépa pour l’éco-trail !

  5. frederic Says:

    bonjour et bravo a toi Thierry le roi Thierry sur cet Eco Trail parisien super victoire avec la manière bonne continuation vers le titre 2010.

Leave a Reply

Sponsors
Get the Flash Player to see the slideshow.
septembre 2010
L Ma Me J V S D
« juin    
 12345
6789101112
13141516171819
20212223242526
27282930  
  • Statistiques
    76230 visiteurs au total